Ils ne dormaient jamais !

Pinkerton – Tome 1 : Dossier Jesse James – 1875, Remi Guerin  & Sebastien Damour. Editions Glénat, 48 pages, 13,90 euros

Janvier 1895, dans le Missouri. Une famille est à table, tranquille. Dehors, un groupe d’hommes armés s’apprête à donner l’assaut. Ce sont les hommes de l’agence Pinkerton, la famille est celle de Franck et Jessie James, les « Robin des bois de l’Ouest ». Malheureusement pour les Pinkerton, leurs informations son fausses, les frères James ne sont pas là. L’assaut aura lieu, la maison incendiée et un enfant de 9 ans va y perdre la vie. Petite péripétie pour les Pinkerton, la traque reprend…

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Les Dalton s’occupent de tout

Les aventures de Lucky Luke : Cavalier seul, Daniel Pennac et Tonino Benacquista, Achdé. Editions Lucky Comics. 48 pages, 10,60 euros.

Un Lucky Luke tous les deux ans. C’est le rythme des parutions depuis que les péripéties du « poor lonesome cow boy » portent l’intitulé « Les aventures de Lucky Luke d’après Morris ». Cavalier seul est le cinquième du genre après les 70 premiers albums sortis tour à tour chez Dupuis puis Dargaud et Lucky productions devenu Lucky comics. C’est dire combien le personnage génialement créé en 1946 par le Belge Maurice de Bévère, dit Morris, est passé depuis longtemps à la postérité, alors que son « papa » nous a quittés en 2001 à 78 ans.

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Durango ne faiblit pas

Durango, tome 16 : Le crépuscule du vautour, Yves Swolfs, Thierry Girod. Editions Soleil. 48 pages, 10,95 euros.

Premier l’album depuis quatre ans. Le troisième seulement des années 2000 : Durango se fait rare. Mais ce qui est rare est parfois (souvent ?) bon. C’est le cas avec ce cavalier solitaire qui vagabonde dans des scenarii archi-classiques mais ô combien efficaces. Yves Swolfs, 57 ans, créateur du personnage en 1980, et à qui l’ont doit aussi l’excellent Dampierre (Glénat), en remet une louche avec Le crépuscule du vautour où les méchants sont très méchants et où les gentils… ne sont pas nécessairement gentils. Ils sont rares en tout cas !

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Il était une fois dans l’Ouest

Loup de pluie, tome 1, Jean Dufaux, Ruben Pellejero, éditions Dargaud, 48 pages, 13,99 euros.

Le western se porte bien cet automne, après les 7 pistoleros de et les histoires de cow-boys texans de Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme, c’est au tour de Jean Dufaux d’aller faire un tour dans l’Ouest américain. Il le revisite dans une veine classique et respectueuse du genre. Mais avec majesté et le lyrisme de la saga légendaire.
L’histoire, telle qu’elle nous est contée à travers un grand flash-back débute en 1860. Plus vraiment le temps des pionniers et pas encore celui de la civilisation. Mais c’est déjà la fin pour le peuple indien, asservi et cohabitant avec des blancs de plus en plus envahissants, notamment grâce aux trains que le magnat des chemins de fer, Vincent Mc Dell fait avancer toujours plus vers l’ouest. Pour autant, la famille Mc Dell est plutôt un modèle de coexistence pacifique avec les indiens. Mais, lorsque Loup de pluie, leur ami, tue en légitime défense un vaurien blanc, la tragédie s’enclenche. Implacable.

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Un vrai western

Texas Cowboys, Trondheim & Bonhomme. Editions Dupuis, 152 pages, 20,50 euros

Quand son rédacteur en chef l’envoie à Fort Worth (Texas) faire un reportage sur le « Hell’s Half Acre », le coin le plus dangereux du pays, « le pire de toute la racaille des ploucs de l’Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d’une mouche« , Harvey Drinkwater, jeune journaliste de Boston n’en croit pas ses oreilles. C’est l’occasion rêvée pour retrouver le second mari de sa mère et se venger de lui et, pourquoi pas, devenir riche et trouver une petite femme…  Remettre de l’ordre dans sa vie ! Harvey Drinkwater (buveur d’eau, un drôle de nom pour fréquenter les saloons) n’est pas seul à avoir cette idée, cela fait quatre ans que la blonde et plantureuse Betsy Marone plume les gogos au poker en attendant que son heure sonne…

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Du pur western spaghetti

Sept pistoleros, David Chauvel, Bastien Ayala, Antonio Sarchione. Editions Delcourt, 64 pages, 14,95 euros.

Avec un scénariste (Chauvel, par ailleurs initiateur de la série « 7″) fan de Sergio Leone et Ennio Morricone, et un dessinateur qui avoue être influencé par l’homme (Giraud) ayant donné trait à Blueberry, difficile d’échapper au western. En l’occurrence, ici, le fameux ‘western spaghetti » des années 70-80. Il ne manque plus que les petites musiques stridentes genre Il était une fois dans l’Ouest en fond sonore (rien n’empêche de lire cette BD en écoutant le best of des musiques de films signées Moriccone !) et on s’y croirait. Surtout que le personnage principal – s’il y en a vraiment un – a le physique de l’emploi.

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Blueberry raconte…

La Jeunesse de Blueberry, tome 20 : Gettysburg. François Corteggiani, Michel Blanc-Dumont, Editions Dargaud, 19,99 €.

Blueberry + Gettysburg + le premier album depuis la disparition de Jean Giraud : il y avait au moins trois bonnes raisons de se jeter sur ce nouveau tome de La jeunesse de Blueberry ! Le 20e du spin off de la série qui en compte, elle, 28. C’est dire la part que prend « La jeunesse » dans la carrière du héros de bande dessinée le plus accompli de la catégorie western.

Tout commence par un joli clin d’œil au regretté Giraud (l’un des pères de Blueberry, l’autre étant l’immense et tout autant regretté Charlier) via une couverture qui rappelle largement celle du premier album de La jeunesse, sorti en 1975 (la série principale a été lancée en 1963 dans les pages du feu Pilote, mythique magazine de l’âge d’or de la BD). Et déjà de se délecter à l’idée de retrouver Mike Steve Donovan (le vrai nom de Blueberry) au cœur de la plus grande bataille de l’histoire de la guerre de sécession ! Remportée par le Nord sur le Sud, elle précipita la fin du conflit ; un massacre monstrueux en fait, avec près de 8000 morts et 27000 blessés en seulement trois jours (1, 2 et 3 juillet 1863) !

Oui, mais… Pour en arriver à l’évocation de Gettysburg, il faut attendre quelques pages et retrouver Blueberry qui se terre dans une cave avec un sergent, les deux hommes venant de fuir un traquenard pour sauver leur peau, Dès lors, à la manière de l’Oncle Paul durant la belle époque du journal de Spirou, Blueberry passe son temps à… raconter ! Son récit fera de l’album un livre d’histoire, grâce aux talents et à la précision des auteurs. Mais que ce bon vieux Mike nous fasse ce cours magistral est quand même un peu déstabilisant. Néanmoins, pour ceux qui auraient eu envie de lâcher l’affaire, la fin de l’épisode nous promet une suite plus « péchue »… Bon, et puis malgré tout, conteur de la Grande histoire et de ses propres petites histoires ayant fait sa légende, Blueberry n’en reste pas moins Blueberry ! Un argument suffisant non ? Pour les fans incontestablement.

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