Golden kamui, rendez-vous en terre Aïnou

Golden kamui, tomes 1 à 3, Satoru Noda (scénario et dessin). Éditions Ki-oon, 196 pages, 7,90 euros.

Commencer à lire Golden kamui de Satoru Noda, c’est s’apprêter à partir en voyage. Un long et beau périple à travers l’île d’Hokkaido, à la rencontre des Aïnous, une ethnie vivant au nord du Japon et à l’est de la Russie. Un dépaysement total mais pas seulement puisqu’il y est aussi question d’Aventure avec un grand A.

L’histoire se déroule au début du XXe siècle, peu de temps après la guerre russo-japonaise. On suit Saichi Sugimoto, un vétéran de l’armée japonaise surnommé «L’Immortel ». Un sobriquet qu’il doit à sa capacité à survivre sur les pires champs de bataille (pour rappel historique, le Japon, bien que vainqueur, a perdu 85 000 hommes contre 71 000 pour l’empire tsariste au cours de ce conflit). Doté d’une grande résistance à la douleur, ce combattant de légende présente un visage et un corps lardés de cicatrices. Un peu perdu à la fin de la guerre, il devient chercheur d’or au fin fond des montages de l’île d’Hokkaido avec un compagnon d’infortune beaucoup plus penché sur la bouteille que sur le tamis ou la pioche. Tourmenté par la mort au combat de son meilleur ami qui a épousé la femme qu’il aime (Umeko), Saichi n’a qu’une obsession : faire fortune et soigner Umeko dont la vue décline. En pleine forêt, son compagnon lui conte alors une drôle d’histoire. Un fabuleux trésor appartenant aux Aïnous, un peuple autochtone vivant en symbiose avec la nature, a été dérobé par un homme sans pitié et…sans-visage. Au total, ce sont 75 kilos d’or qui ont été cachés par le voleur peu de temps après sa capture et son emprisonnement. Les seuls indices menant au butin sont d’énigmatiques tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés. Rassemblés, ces tatouages conduiraient au magot. Une « fable » qui se révèle bien réelle…

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Le Comte de Monte-Cristo remis au goût du jour

Le Comte de Monte-Cristo, d’après Alexandre Dumas, Ena Moriyama (dessin). Editions Kurokawa, 272 pages, 8,90 euros.

Fidèle à sa volonté de promouvoir les classiques de la littérature européenne, l’éditeur Kurokawa frappe un grand coup en sortant l’adaptation manga du Comte de Monte-Cristo (déjà prépublié au Japon en 2014 dans le magazine Young Animal).

Après Les Misérables, Sherlock et Arsène Lupin, les lecteurs se voient proposer l’une, si ce n’est la plus célèbre histoire de vengeance, celle écrite par l’immense Alexandre Dumas en 1844.
Le one shot est signé Ena Moriyama, une mangaka fascinée (comme tant d’autres) par l’œuvre originale depuis toute petite.

L’histoire commence donc à Marseille en 1815. Promis à un bel avenir, Edmond Dantès, 19 ans, est promu capitaine du navire marchand Le Pharaon par l’armateur Morrel. De retour sur terre après un long voyage en mer et une escale à l’île d’Elbe, il s’apprête à épouser Mercédès la belle catalane. Une vie de bonheur lui tend les bras sauf que le jour de son mariage, il est arrêté et enfermé pour d’obscures raisons au Château d’If. Une prison sombre et humide pour « criminels politiques » que l’on quitte généralement dans un sac de jute lesté de plomb et jeté à l’eau… Abandonné à son sort, l’officier de marine ne cesse de crier à l’injustice, lui qu’on accuse de fomenter un complot bonapartiste à la suite de la découverte d’une mystérieuse lettre écrite par l’« usurpateur » retiré sur l’île d’Elbe. Après plusieurs années d’enfer, Dantès fait connaissance avec un autre prisonnier, le clairvoyant abbé Faria, et finit par comprendre qu’il a été victime d’une terrible trahison. Une machination sans doute ourdie par des amis jaloux, Fernand et Danglars, avec la complicité du substitut du procureur, l’infâme Villefort. La colère et la haine submergent le jeune homme qui parvient à s’évader et à mettre la main sur le fabuleux trésor des Spada dont lui a parlé l’abbé Faria peu avant sa mort. Le candide Dantès bascule et devient le démoniaque et richissime Comte de Monte-Cristo. Débute alors une terrible vengeance pour tous les punir et leur faire payer ses 14 années d’emprisonnement…

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Black Clover, quand la magie opère

Black Clover, tomes 1 à 4, Yûki Tabata (scénario et dessin). Editions Kazé, 192 pages, 6,79 euros.

Dans un monde où la magie est omniprésente, deux orphelins sont abandonnés le même jour devant une église. Différents l’un de l’autre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, Asta et Yuno grandissent pourtant avec le même rêve : devenir empereur-mage. Une ambition démesurée, surtout pour Asta, dénué de tout pouvoir magique. Épris de justice, l’adolescent au sang chaud compense par une force physique hors du commun et une volonté à toute épreuve. L’année de ses 15 ans, il rejoint le taureau noir, l’une des compagnies de chevaliers-mages de la cité royale.
Le discret Yuno intègre de son côté celle de l’aube d’or et semble prédestiné à faire de grandes choses au moment où il reçoit le légendaire grimoire du trèfle à quatre feuilles. Comme le premier empereur… Objet de moqueries, Asta repart bredouille de la cérémonie mais continue de croire en son étoile.
Sur le chemin du retour, les compères sont attaqués par un ancien chevalier-mage devenu bandit de grand chemin qui vise le grimoire du trèfle à quatre feuilles. Yuna est dominé, pas Asta qui finit par remporter le combat bien aidé par l’apparition (surnaturelle) d’un grimoire anti-magie. Une rareté. L’aventure peut débuter pour les deux amis et…rivaux. Ils enchaînent les épreuves et multiplient les rencontres lorsqu’un mystérieux groupe lance une attaque sur la cité royale de Clover. À sa tête un nécromancien cruel et revanchard…

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Un garçon à moitié bête et une adaptation pas bête du tout

Le garçon et la bête, tomes 1 à 3, Mamoru Hosada (scénario), Renji Asai (dessin). Éditions Kazé, 192 pages, 8,29 euros.

Gros succès cinématographique dès sa sortie au Japon en 2015, Le garçon et la bête de Mamoru Hosada revient sur le devant de la scène, cette fois couchée sur papier noir et blanc chez Kazé. Une adaptation en quatre volumes de qualité signée Renji Asai, dont les trois premiers tomes sont déjà parus.

On suit Ren, jeune tokyoïte de 9 ans, totalement perdu après la mort de sa mère. Refusant de vive avec sa famille éloignée, il s’enfuit jusqu’à errer, seul en pleine nuit, à Shibuya, l’un des quartiers les plus actifs de la capitale nipponne, connu pour abriter le plus grand carrefour du monde. Au coin d’une rue, il est interpellé par un drôle de personnage vêtu d’une cape. Le visage de cet inconnu est dissimulé sous une capuche mais à première vue, il ne s’agit pas d’un des nombreux « salarymen » en quête de distraction, ni d’un ces satanés rabatteurs de bars qui écument la zone. Recouvert de poils de la tête aux pieds et présentant d’impressionnantes dents aiguisées, ce personnage mystérieux, mi-homme mi-ours, arrive d’un univers parallèle, le royaume des bêtes dit Jûtengai. Dénommé Kumatetsu, il finit par prendre Ren sous son aile qui devient Kyūta. Une nouvelle vie débute pour l’apprenti dans les contrées de Jûtengai qui doit se trouver un nouveau maître…

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Le Sherlock 2.0 cathodique sur les planches

Sherlock, une étude en rose, Steven Moffat et Mark Gatiss (scénario), « Jay. » (dessin). Editions Kurokawa, 212 pages, 12,60 euros.

Empruntez le rocking chair « so british » de votre grand-tante, dénichez une bonne bouteille de brandy, accompagnée de savoureuses confiseries anglaises, et vous voilà paré à entamer la lecture de Sherlock, une étude en rose. Rassurez-vous, un canapé ou un simple siège peuvent suffire aussi !

Que dire de cette énième bande dessinée consacrée au plus célèbre des détectives ? Qu’elle n’est pas tout à fait comme les précédentes car ce manga, écrit par Steven Moffat et Mark Gatiss et dessiné par « Jay. » n’est autre que la fidèle adaptation de la série britannique éponyme diffusée sur France télévision. Et il vaut le détour. Tout d’abord, parce qu’une fois n’est pas coutume, l’histoire ne se déroule pas à l’époque victorienne comme c’est le cas dans les romans de Sir Arthur Conan Doyle, mais à une période plus contemporaine où smartphones et ordinateurs portables côtoient patchs anti-tabac et autres objets modernes. De quoi titiller la curiosité.
Que les fans de la première heure se rassurent tout de même, l’inspecteur Lestrade et la logeuse Mme Hudson (qui n’est « pas la bonne ! ») sont toujours là. On voit même pointer le bout du nez de l’infâme professeur Moriarty.

Quant à l’intrigue, elle se déroule à nouveau  à Londres, théâtre d’une série de suicides suspects. A chaque fois, les victimes ont volontairement ingéré une gélule empoisonnée. Des gestes inexplicables, dénués de toute logique, pour leurs proches et Scotland Yard dont l’enquête patine, pour ne pas changer…

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Bestiarius, arène fantastique

Bestiarius, tomes 1 à 4, Masasumi Kakizaki (scénario et dessin). Editions Kazé, 192 pages, 6,99 euros.

Exit l’univers carcéral du poignant et remarquable Rainbow ou encore la sanglante aventure américaine Green blood. Masasumi Kakizaki est de retour dans l’arène avec une nouvelle série intitulée Bestiarius dont le quatrième tome vient de paraître aux Éditions Kazé.

A mi-chemin entre Spartacus et le Seigneur des anneaux, ce manga nous plonge au cœur de l’Empire romain, au Ier siècle de notre ère. Les légions du cruel Domitien ravagent les dernières contrées où créatures fantastiques et humains coexistent pacifiquement. Désormais réduits à l’état d’esclavage, tous ceux qui survivent sont contraints de combattre dans l’arène pour satisfaire les instincts primaires de la plèbe. Parmi eux, Finn et Zénon, devenus gladiateurs malgré eux. Orphelin, Finn a perdu son père à l’âge de cinq ans lors d’une bataille contre les wyvernes, ces mythiques dragons vivant en Angleterre.

Baptisé « Bestiari » en raison de sa capacité à survivre et à tuer les bêtes qu’il affronte, il est pris en grippe par l’empereur qui veut le soumettre coûte que coûte. Le jeune homme, qui doit son habilité à un maître d’armes wyzerne, captif lui aussi, ne songe qu’à retrouver la liberté qu’il a si peu expérimenté. Tout comme un autre « bestiari », le grec Zénon, recueilli et entraîné par un… minotaure. Aidés par les amoureux Elaine et Arthur, ils comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers. Et même contre l’Empire tout entier…

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Riku-do, la série coup de poing

Riku-do, la rage aux poings, tome 1, Toshimitsu Matsubara. Éditions Kazé, 192 pages, 7,99 euros.
Ultra-percutant, le premier tome de la série Riku-do (littéralement « la voie de Riku ») devrait envoyer au tapis bon nombre de lecteurs. Il faut dire que Toshimitsu Matsubara n’y est pas allé de main morte pour sa première oeuvre prépubliée depuis avril 2014, dans le magazine nippon Weekly Young Jump.
L’histoire se déroule dans le Japon contemporain sur fond de boxe anglaise. On suit le jeune Riku Azami pas vraiment gâté par le vie. Un père alcoolique et violent, une mère toxicomane aux abonnés absents…, l’enfant maltraité tente de survivre au milieu de ce chaos familial. Encaissant les coups, il perd tout ou le peu qui lui restait, se retrouvant dans un foyer après le suicide de son père et l’internement de sa mère. Mais sa vie est aussi faite de rencontres déterminantes. Kyôsuke, un ancien boxeur devenu yakuza, croise sa route et lui transmet la passion du noble art.
Renfermé, devenu quasi-asocial, Riku culpabilise de ne pas être capable de défendre ceux qu’il aime, dont la douce et fragile Nae. Cette obsession le pousse vers la carrière de boxeur professionnel dans la catégorie des poids-légers, la plus disputée. Il grandit avec cette ambition et devient le disciple du terrible coach Baba qui voit en lui un futur champion du monde. Son premier combat officiel est un succès et on se demande bien jusqu’où il ira…

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Pline croqué à l’état naturel

Pline, tome 1: l’appel de Néron ; tome 2: les rues de Rome, Mari Yamazaki (scénario et dessin), Tori Miki (dessin). Editions Casterman, 200 pages, 8,45 euros.

Chassez le naturel, il revient au galop ! Mari Yamazaki, l’auteur du splendide Thermae Romae (10 millions d’exemplaires vendus au Japon et traduit en huit langues) est de retour avec une série se déroulant à nouveau dans la Rome antique, mais cette fois sous le règne de l’empereur Néron (Ier siècle de notre ère).
Épaulée par un autre dessinateur nippon, Tori Miki, la mangaka a jeté son dévolu sur Pline l’Ancien, philosophe et père des naturalistes, à qui l’on doit L’Histoire naturelle, cette formidable encyclopédie considérée, encore de nos jours, comme une référence scientifique.

Le manga débute donc en 79 à Stabies, près de Pompéi, au sud-ouest des côtes italiennes. Entré en éruption, le Vésuve est en colère et crache des tonnes de pierres mêlées à des cendres et des fumées toxiques. Subjugué par la puissance de Dame Nature, Pline ne rate pas une miette de ce spectacle apocalyptique quand tous, dans la ville, ne songent qu’à s’enfuir, à bord d’une galère, à pied ou à cheval. Au crépuscule de sa vie (il succombera étouffé par les fumées dans les heures suivantes), lui, ce touche-à-tout à la curiosité quasi obsessionnelle, préfère observer au plus près ce phénomène rare et unique. Impassible, il ose même goûter, en plein chaos, aux plaisirs que lui offre la villa de son ami Pomponianus, tel un bon bain dans des thermes chaudes, suivi d’une bonne bouffe composée de pigeons rôtis, figues, pains et olives.
L’érudit détonne et surprend – une dernière fois – ses disciples dont le scribe Euclès chargé de mettre à l’abri les écrits du sage compilés dans des rouleaux. Fin de l’épilogue et retour en arrière de plusieurs dizaines d’années…

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Désinsectisation martienne rouge sang

Terra Formars, tome 1 à 16, Yu Sasuga (scénario), Ken-Ichi Tachibana (dessin). Éditions Kazé, 224 pages, 8,29 euros.

La désinsectisation est toujours en cours sur Mars, colonisée depuis des centaines d’années par des cafards géants mutants. Les petites bêtes devenus de redoutables combattantes bourrées de surprises sont de retour dans le dernier volume de Terra Formars.

Nous sommes en 2599, notre chère planète bleue agonise, plombée par la surpopulation et une exploitation sans vergogne de ses ressources par plusieurs groupes d’états. La solution se trouve à des milliers de kilomètres de là, sur Mars, imaginée comme un nouvel Eldorado. Encore faut-il la rendre habitable, la « terraformer ». C’est ainsi que du lichen et une colonie de cafards, insectes bien connus pour leur capacité de résistance et d’adaptation, sont envoyés en éclaireurs, sur fond de secrets et de complots militaro-industriels. Problème, les rampants ont tellement bien réussis leur mission extraterrestre qu’ils semblent aujourd’hui indélogeables et bien décidés à défendre coûte que coûte leur nouvel habitat…

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PSG (Infinity) est magique !

psg-infinity_couvPSG Infinity, tomes 1, Éclair du destin, Edmond Tourriol (scénario), Albert Carreres (dessin). Éditions Soleil, 192 pages, 6,99 euros.

Après PSG Academy et PSG Heroes, la sortie manga du premier tome de PSG Infinity est une nouvelle occasion de vibrer pour les bédéphiles, fans du Paris Saint-Germain. Une série dans laquelle on suit quatre adolescents passionnés de foot qui vont progressivement intégrer la prestigieuse équipe parisienne.

Tout commence lors d’un match joué au Parc des Princes sous un ciel orageux. Ramasseur de balle, Rodéric Raiden est foudroyé par un éclair, alors qu’il fête un but d’Hatem Ben Arfa. Victoria, la déesse de la victoire, aux allures de fée, lui apparaît et lui confie une mission, celle de « rétablir le beau jeu et le romantisme dans le football » en retrouvant le trophée Jules Rimet.
Ce coup de foudre bouleverse l’existence de Rodéric, désormais doté d’un nouvelle coupe (de cheveux) et de pouvoirs que lui envierait tout participant à l’émission Questions pour un champion ! Le footballeur en herbe sait tout. Au camp des loges, centre d’entraînement des Parisiens, il tape dans l’œil de l’entraîneur Unai Emery et intègre l’effectif parisien aux côtés de Bella, surdouée en freestyle, Keisuke, capable de mêler judo et ballon rond et Jenny qui a renoncé à une carrière de gymnase pour s’adonner à sa nouvelle passion…

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