Goddamned, l’Apocalypse now

The Goddamned, tome 1: avant le déluge, Jason Aaron (scénario), R.M. Guéra (dessin). Editions Urban Comics, Coll. Urban Indies, 152 pages, 10 euros.

On avait déjà salué cet album voilà trois mois. Mais deux avis (positifs) valent mieux qu’un.

Des les premières cases, on est plongé dans un paysage de désolation. Un désert sanguinolent où la végétation a totalement disparu et où pourrissent des cadavres de toutes sortes. Soudain, un homme nu aux cheveux blonds surgit d’une mare putride sous le regard effaré d’un enfant manchot et recouvert de cicatrices. Sans que l’on sache qu’il est et d’où il vient, il part massacrer une tribu d’hommes effrayants se faisant appeler les « Osseux ». Insensible à la douleur, ce guerrier à la force sur-humaine et immortel reprend s’appelle Caïn, fils d’Adam et Eve. Pour avoir tué son frère Abel, faisant de lui le premier meurtrier de l’Humanité, il est condamné à errer éternellement dans un monde devenu un enfer. Sur son périple allant crescendo dans l’horreur, il croisera des êtres plus monstrueux les uns que les autres, à la recherche d’une rédemption impossible. L’enfer est bien sur Terre…

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Goddamned, sacré foutu Dieu !

The Goddamned, tome 1: avant le déluge, Jason Aaron (scénario), R.M. Guéra (dessin). Editions Urban comics, 152 pages, 10 euros.

1600 an après l’Eden, le paradis terrestre est bien loin. Caïn expie toujours son crime originel d’avoir été le premier meurtrier de l’humanité. Immortel, il est condamné à errer comme un damné sur une terre dévastée, habitée par des clans primitifs et violents. Il ne cherche que le moyen d’enfin pouvoir être tué, espérant pour cela rencontrer les géants Nephilim, anges déchus et seules créatures capables de le faire disparaître. Son chemin va croiser celui de Noé, investi de son destin de sauveur de l’humanité et qui pour cela emprunte les moyens les plus répugnants, comme d’effectuer des razzias pour compléter son cheptel d’animaux et d’êtres humains, parmi lesquels un enfant, Lodo, que sa mère, désespérée cherche à récupérer. Caïn, malgré sa misanthropie cynique, se laissera fléchir…

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Que le Règne arrive…

Le règne, tome 1: la saison des démons, Sylvain Runberg (scénario), Olivier Boiscommun (dessin). Editions Le Lombard, 

La Terre, dans un futur plus ou moins lointain. La folie des hommes les a fait définitivement de la planète, ne laissant derrière eux que des cataclysmes météorologiques et une image légendaire de « dieux maléfiques » chez les nouvelles créatures dominantes : des animaux mutants qui ont reconstitué une société post-apocalyptique pré-technologique.
Parmi celle-ci, le prince Jason et son épouse, du clan des Artabach, se rendent en convoi jusqu’au sanctuaire du Shrine, pour se mettre à l’abri lors de la tumultueuse « saison des Démons ». Rapidement attaqués par des pillards et doivent leur survie à l’arrivée de trois mercenaires, qui leur proposent leur protection, en échange de rétributions : Isaac, le guerrier tigre blanc, Octavia, l’une des dernières représentantes en liberté du peuple guépard et Pantacrius, le buffle (ou le bouc ?). Mais c’est pour retomber sur un péril encore plus grand: l’union de plusieurs clans de pillards derrière Sertor qui bloquent un pont, unique point de passage pour atteindre le fameux sanctuaire. Une nouvelle fois, le trio devra démontrer son audace…

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Lanfeust, la famille se recompose dans le feu de l’action

Lanfeust Odyssey, tome 8 : Tseu-Hi la gardienne, Arleston (scénario), Tarquin (dessin). Editions Soleil, 52 pages, 14,50 euros.

S’il ne s’agit pas encore de l’aboutissement de ce troisième cyle (prévu en dix albums), la fin de l’odyssée s’esquisse avec ce huitième album, dont les différents récits commencent à converger.
Gravement blessé lors de son combat héroïque mais vain contre Lylth, Lanfeust a été sauvée par Cixi, qui avait fait son retour à Troy dans ce septième épisode. Soigné sur Meirrion, notre héros est de nouveau en capacité de mener l’attaque contre l’extraterrestre dévoreuse de monde, désormais soutenu à la fois par ses quatre femmes, par Cixi et par Hébus et l’équipage pirate du Vostromöh. De leur côté les sages d’Eckmül, toujours prisonniers de la déesse, cherchent un sort pour neutraliser Lylth. Et cela devient d’autant plus urgent qu’après s’être renforcé au contact du Magohamoth, Lylth fait désormais route vers les baronnies, dont celle d’Or-Azur, avec l’idée d’aller y manger tous les enfants.  Elle va voir une autre adversaire se mettre en travers de sa route, la mercenaire Tseu-Hi, transformée, elle aussi, par le souffle du Magohamoth. Et elle aussi une vieille connaissance de Lanfeust…

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Assassinats de Sangre froide

SangreT01_C1C4.inddSangre, tome 1: La survivante, Christophe Arleston (scénario), Adrien Floch (dessin). Editions Soleil, 56 pages, 14,95 € (version « luxe » 29,95 €).

Le prolifique Christophe Arleston entame une nouvelle série avec Adrien Floch, son dessinateur des Naufragés d’Ythaq. Une autre série d’héroïc-fantasy ou plutôt de « planet-fantasy », puisque les 8 tomes programmés feront découvrir à chaque fois une civilisation différente, au gré des expéditions vengeresses de l’héroïne, Sangre.

Belle jeune fille déterminée, celle-ci a connu une enfance très rude. Sa famille s’est fait massacrer par une compagnie d’écumeurs, bandits de grands chemins accompagnés d’un mage. Puis elle s’est fait rejeter injustement de l’institution religieuse où la bienveillance d’une « dame immaculée » l’avait placée. Non sans y avoir appris les rudiments du grand pouvoir de figer le temps quelques secondes.
Grandie dans la rue, avec comme seule compagnie son gros chien, Sangre est uniquement motivée par son désir de vengeance à l’égard des assassins de sa famille. Une première opportunité va apparaître lorsqu’elle va croiser la route du Ligat Achron, futur époux d’une des pestes qui l’avait persécutée à l’institution…

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L’enfant derrière le masque de Fudo

masque de fudo_couvLe masque de Fudo, tome 1: brume, Saverio Tenuta. Editions Humanoïdes associés, 48 pages, 13,95 euros.

Un puissant samouraï à l’enfance traumatisante vivant entouré de quelques fidèles compagnons. Okko ? Non, Nobu Fudo, guerrier hiératique au visage semblable à un masque blanc avec deux touches de noir. Ce masque de bois, qu’il porte depuis l’enfance est là pour lui rappeler d’où il vient et par où il est passé, alors qu’il n’était que Shinosuke, un pauvre garçon de basse caste qui va se retrouver opposé à un riche notable et à son dégénéré de fils…

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Stéphane Fert : « Morgane, c’est un conte shakespearien sur le Graal »

Morgane, de Stéphane Fert et Simon Kansara fait partie des premiers albums remarquables de cette année 2016. variation et relecture originale et réussie de la très classique légende du Roi Arthur. A l’origine du projet, Stéphane Fert revient avec nous plus en détails sur son intéressante création.

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Stéphane Fert, en juin dernier, aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.

Stéphane Fert, comment en êtes-vous arrivé à la bande dessinée ?

J’ai d’abord fait un détour par le cinéma d’animation et l’illustration et puis j’ai eu une très forte envie de raconter des choses plus personnelles. Je suis revenu à la bande dessinée assez tard, vers 27 ans, avec l’envie de développer des projets par la simplicité du médium.

Pourquoi vous êtes vous porté sur cette relecture de la légende arthurienne ?

C’est né de plusieurs choses. Quand j’avais douze ans, j’ai eu un prof vraiment génial qui nous avait fait faire une planche de BD sur le Graal en nous montrant les Monty Python. Je crois que c’était la première planche de ma vie.
Puis des années plus tard, j’en suis venu à m’intéresser à la fée Morgane pour un travail de commande. En m’informant sur le sujet, j’ai été surpris de toute cette poésie, de ce texte très fort mais aussi désuet par son côté un peu macho, très religieux. Et Morgane a vraiment surgi du récit pour moi comme un personnage moderne, très contemporain. Et j’ai eu envie de raconter la quête du Graal à travers ce personnage, car c’est vraiment l’héroïne oubliée de cette histoire.

Ce thème est largement rebattu dans les romans, le cinéma, etc. Mais vous prenez le contre-pied de la trame habituelle, qui fait de Morgane « la méchante », en la transformant en vraie héroïne positive…

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Morgane, une femme forte.

J’ai lu l’ouvrage de Jean Markale qui compile un peu tous les textes du moyen âge. Ces textes là sont déjà une relecture chrétienne de l’histoire originelle. Mais ils m’intéressaient, car c’est à partir de là qu’on a commencé à malmener le personnage de Morgane. Au départ, dans la tradition celte, Morgane était beaucoup plus ambiguë, comme tous les personnages du récit étaient ambiguës.
C’est donc ce côté là, manichéen et caricatural que j’ai voulu un peu parodier, car je trouvais que cela reflétait pas mal de problématiques du monde moderne. On parle ainsi beaucoup de patriarcat, car c’est un angle moderne de l’histoire. Quand j’ai eu l’idée, j’ai d’ailleurs été surpris de voir que personne ne l’avait eu avant !

Dans les nombreuses adaptations qui ont été faites, j’ai constaté que beaucoup avaient mis en scène le personnage de Morgane, mais sans oser en faire une héroïne. Ou alors, elle devenait une anti-héroïne. Alors que chez moi, sans spoiler, elle a vraiment une attitude héroïque à la fin.

« Les histoires imaginaires aussi sont racontées
du point de vue des vainqueurs »

Cette vision moyenâgeuse et caricaturale est présente à travers le personnage du Père Blaise…

Oui. Au départ, le récit moyenâgeux débute avec Merlin, qui est devin et qui va dans la forêt dire tout ce qui va se passer. C’est purement un récit de mecs ! Avec le seul point de vue de Merlin. Donc nous avons changé le point de vue, en créant ce personnage du Père Blaise qui déteste Morgane. Il représente tout ce qui est le plus horrible dans le patriarcat de l’époque. Et il va raconter une histoire qui n’est pas en faveur de Morgane…

… c’est l’histoire racontée du point de vue des vainqueurs…

Oui, c’est aussi vrai pour les histoires imaginaires ! Le contrepoint de cela, c’est que Morgane est un personnage indépendant, avec une vision qu’on qualifierait de progressiste.

A l’inverse, vous chargez pas mal le profil de ceux que l’on a l’habitude de voir comme les personnages positifs du récit : Merlin est un personnage maléfique, fourbe, malsain ; Arthur est un vrai crétin, les chevaliers de la table ronde sont des soudards, etc. Finalement, le seul homme un peu positif du récit, c’est le père de Morgane, qui meurt très rapidement…

merlinOui, on a voulu tuer toute figure masculine qui viendrait la protéger. C’est une bande dessinée qui critique le patriarcat et nous avons voulu aller au bout de cette idée.

Alors effectivement, c’est sombre et on malmène les chevaliers – mais avec de l’humour noir également. Mais nous n’avons rien inventé : ces chevaliers qui n’arrêtent pas de raconter leurs exploits sont vraiment énervants. Ils passent leur temps à chercher des aventures pour pouvoir les raconter ensuite à la Table ronde !

Mais dans tout ça, où est le peuple ? ou sont les problèmes des gens ? Quand on lit le texte, on comprend pourquoi certains, comme les Monty Python, ont imaginé ce qu’ils ont fait. Il y a vraiment manière à parodie là dedans.

« Nous avons voulu aussi créer autre chose en matière de graphisme également »

Le traitement narratif est singulier, mais votre traitement graphique est aussi très stylisé, très pictural.

Un traitement graphique original.

Un traitement graphique original.

Cela vient sans doute du fait que je suis issu de l’animation. J’adore la bande dessinée mais je n’ai pas vraiment de références en la matière. Mes références sont plus chez certains illustrateurs de chez Disney des années 60 par exemple. Et j’ai tout de suite eu une approche qui relevait de l’illustration et du théâtre, car je suis aussi un grand fan du théâtre, j’adore Shakespeare. J’ai vraiment imaginé mon histoire comme une pièce shakespearienne, avec beaucoup de plans à l’horizontale. J’ai aussi beaucoup utilisé le noir, comme dans le cinéma expressionniste allemand. Autant de références qui ne sont pas de la bande dessinée, mais que j’ai voulu faire fonctionner dans le cadre de la bande dessinée. Au début, j’avais d’ailleurs peur que cela ne fonctionne pas. Finalement, un langage est apparu naturellement. Tout ça dans l’idée de créer un conte shakespearien sur le Graal plutôt qu’une BD d’héroïc-fantasy qui a déjà été faite, avec beaucoup de talent parfois. Je pense par exemple à la BD de Chauvel, que j’ai adoré. Mais nous avons voulu faire autre chose et aussi dans le graphisme

Vous êtes deux à être crédités comme scénaristes sur cet album. Comment avez-vous travaillé avec Simon Kansara ?

Je suis à l’origine du projet. Et au départ j’étais seul. J’avais même signé seul avec une petite maison d’édition qui a coulé. J’ai repris ensuite le projet, mais je me suis vite rendu compte que si j’avais des idées, je n’avais pas forcément les outils scénaristique pour les mettre en place. Car le scénario, c’est un autre métier, avec ses codes, sa technique. C’est à ce moment là que j’ai contacté Simon Kansara. Il avait déjà fait MédiaEntity chez Delcourt et c’est un copain du lycée, près de Pau. Il est venu m’aider. Et une très bonne synergie s’est mise en place. Chacun a rajouté aux idées de l’autre et Simon est venu cadrer tout ça, surtout au début. Après j’ai pris le pli et ensuite nous avons vraiment pu échanger, comme un jeu de ping-pong perpétuel. En plus, nous étions en coloc, ça marchait vraiment bien.

« Je suis encore dans l’idée de parler de choses contemporaines à travers des histoires anciennes »

Ce travail vous a pris combien de temps ?

A partir de la signature chez Delcourt, un an et demi. Pour 144 pages et les petits bonus à la fin. C’est pourquoi je parlais tout à l’heure d’amener des choses différentes dans la BD. Il a fallu le temps de trouver un langage et cela a mis du temps à se mettre en place. Au début, c’était une planche par semaine, et à la fin plutôt une semaine par jour.

Après ce premier album, ambitieux et réussi, avez-vous un autre projet ?

Je vais faire des pages pour le tome 3 d’Axolot, avec un sujet autour des soeurs Fox, qui ont lancé le spiritisme aux Etats-Unis. C’est un petit projet de commande sympa. J’ai aussi un projet jeunesse avec un scénariste connu, mais qui n’est pas signé, donc je préfère ne pas en dire plus. Et puis je vais proposer très vite aux éditeurs un récit autour des contes et superstitions du sud-ouest de la France. Ce sera une histoire d’amour surréaliste qui se déroule dans les montagnes, une histoire d’amour contrariée par la morale bienpensante d’un village du début du XXe siècle. On est encore dans l’idée de parler de choses actuelles à travers des histoires anciennes, mais cette fois, ce sera plus sur un ton surréaliste que fantastique.

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La grandeur d’un nain errant et d’Arran

nainsT4_couv Nains, tome 4: Oösram des errants, Nicolas Jarry (scénariste), Jean-Paul Bordier (dessin). Editions Soleil, 56 pages, 14,95 euros.

Les terres d’Arran commencent à être largement labourées par Jean-Luc Istin et sa troupe. Débutée avec les elfes (une quinzaine d’albums désormais parus), la saga s’est désormais ouverte aux nains. Rondement menée également, cette déclinaison en est déjà à son quatrième album, qui fait cette fois place aux « errants ».

Oösram, le héros de cette aventure, était jadis un grand général, mais ayant trahi son roi en lui cachant un trésor elfe, il a été expulsé de la forterresse de Goll-Garsëm, contraint de se convertir en fermier pour préserver sa famille. Il pense avoir tourné le dos à sa vie passée, mais quelques incartades – comme la vente, interdite pour lui, d’un anneau d’or ou la colère face au mépris de savants à l’égard de la maladie de son fils – vont faire renaître le guerrier. Replié dans les hauts plateaux de l’est, il va tenter de bâtir une armée, même si la lutte est bien disproportionnée…

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Aliénor appuie sur le champignon

AlienorT2_Couv_v2.inddAliénor Mandragore, t.2 : Trompe-la-mort, Séverine Gauthier (scénario), Thomas Labourot (dessin). Editions Rue de Sèvres, 54 pages, 12 euros.

Changement de ton et d’ambiance pour ce deuxième tome des aventures de la fille de Merlin l’enchanteur. Moins burlesque et plus héroïc-fantasy.

Aliénor cherche toujours le moyen de ressusciter (et même de ré-ressusciter) Merlin, foudroyé par le cri d’un racine de mandragore. Et d’éloigner la présence de l’Ankou, cette incarnation de la mort venant avec sa charrette récupérer les défunts pour les emmener vers l’au-delà. D’autant que, mauvais signe prémonitoire, la jeune Aliénor voit désormais l’Ankou (présage d’une mort dans l’année). Aidée par le jeune Lancelot du Lac, l’apprenti chevalier recueilli par Viviane, la Dame du lac, et guidée par une prophétie de cette dernière, Aliénor va se rendre sur les monts d’Arrée, terre de l’Ankou. Elle aura à braver de nouveaux dangers et découvrira une fameuse épée, appelée à être figée dans le rocher. Et des champignons aux vertus magiques…

Toujours aussi dynamique et pleine de rebondissements, cette relecture fantaisiste et à destination des jeunes lecteurs du mythe arthurien. Cette fois, c’est Excalibur qui apparaît dans l’épisode. Mais aussi des références centrées sur les légendes bretonnes. Et le récit bifurque largement par rapport au tome 1. Morgane (nettement plus méchante et « classique » que chez Stéphane Fert et Simon Kansara) n’est visible qu’à la dernière planche et Merlin ne fait que quelques apparitions. L’essentiel de l’aventure tient de la quête, entravée par le réveil d’un dragon. De quoi déconcerter un peu. Ou pas d’ailleurs.

En complèment, l’album s’enrichit de quelques pages de « l’Echo de Brocéliande », avec test, échos et quelques infos plus pédagogiques sur certaines références bretonnes.

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Sur Ekhö aussi, tous les chemins mènent à Rome

ekho_t5_couvEkhö, tome 5: le secret des Preshauns, Christophe Arleston (scénario), Alessandro Barbucci (dessin). Editions Soleil, 64 pages, 14,50 euros.

Arrivée au tome 5, cette série Ekhö a trouvé son rythme de croisière et atteint son point d’arrivée. Et c’est justement sur le « navire de croisière semi sous-marin » Couine-Marée II (monté sur calamar géant !) que l’on retrouve Fourmille Gratule, Yuri et le preshaun Sigisbert. Ainsi que le joli comte Francesco Borghese qui drague ouvertement Fourmille.
En route pour Rome, ils escomptent trouver au Vatishaun les réponses à leur présence sur ce « monde-miroir » de la Terre et à l’étonnante capacité de Fourmille de pouvoir « héberger » ponctuellement l’esprit de personnes récemment décédées. Mais Rome est aussi bouleversée par des enjeux de factions au sein des preshauns, entre Zeugmas (prêts à cohabiter pacifiquement avec les humains) et authentistes (désireux de revenir à leurs pulsions animales ancestrales)…

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