La maison du bonheur

A coucher dehors, tome 2, Aurélien Ducoudray (scénario), Anlor (dessin). Editions Grand Angle, 48 pages, 13,90 euros.

Suite et fin d’un diptyque chaleureux et burlesque.
Avec cet héritage providentiel de sa défunte tante Adelaïde, en forme de pavillon de banlieue, Amédée, clochard de son état, pouvait penser avoir décroché le gros lot, pour lui et ses deux amis, Prie-Dieu et Merguez. Mais son neveu trisomique Nicolas n’est pas de tout repos. Et pendant qu’il était parti à sa recherche au parc d’attractions spatial en compagnie d’une infirmière amie d’Adelaïde, Prie-Dieu a transformé la maison en temple oecuméniste, plaçant la petite troupe sous l’oeil des caméras. Et ce n’est que le début des nouvelles péripéties, avec l’expulsion de la maison et l’envoi de Nicolas dans un institut spécialisé. C’est surtout, pour le trio de SDF, le début d’une enquête pour tirer au clair l’origine de cet héritage finalement bien étrange…

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Le joli retour du lapin

Les nouvelles aventures de Lapinot, Un monde un peu meilleur, Lewis Trondheim. Editions l’Association, 48 pages, 13 euros.

Dès les premières cases, on a l’impression d’un air de déjà vu. Lapinot, dans un parc de la grande ville, en train de converser sur un banc avec son meilleur ami, l’inénarrable Richard, champion de la vanne. A priori, rien de nouveau dans ces Nouvelles aventures de Lapinot… sauf que ce dernier qui est censé être mort dans le précédent album, porte un tee-shirt noir marqué d’une tête de mort.
A ce détail près, notre héros à grandes oreilles et chaussant du 88, n’a pas changé. Moraliste devant l’éternel, il va se retrouver de nouveau au centre d’une histoire rocambolesque menant dans toutes les directions. Cela démarre par un accident banal de voiture, puis la rencontre avec un homme pouvant voir des « auras » (émanations psychiques négatives ou positives chez les gens), une course-poursuite avec des individus patibulaires et inquiétants ne connaissant pas le constat à l’amiable ou encore des journalistes sans scrupules en quête de scoops. L’histoire se déroule sur une trame très contemporaine, entre réseaux sociaux, menace terroriste, dangers de l’industrie pharmaceutique et sites de rencontres. Bref tous les ingrédients sont là pour de nouvelles et désopilantes aventures…

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Le grand samouraï commence à se démasquer

Le masque de Fudo, tome 2: pluie, Saverio Tenuta. Editions Humanoïdes associés, 48 pages, 14,20 euros.

Nobu Fudo, l’implacable guerrier, continue de fourbir sa vengeance contre le shogun. Lui ayant révélé mort d’un des soutiens de l’empereur, Nobu se voit nommé général et samouraï de Fujiwara Sama, ce qui lui donnera l’occasion de l’approcher et de le tuer. Mais il lui restera cependant à se débarrasser de Kaida, redoutable et belle guerrière, que Fudo a bien connu jadis. Alors qu’il n’était encore que le jeune Shinosuke, Kaida l’a recruté pour qu’il vienne se placer au service du dojo de Maître Hogen, lui aussi fasciné par le pouvoir du masque. Au cours de cet enseignement féroce et sanguinaire, il sera, comme ses compagnons, mis face à son passé…

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Chienne de vie

Monument-Amour, tome 1: chiens de guerre, Didier Quella-Guyot (scénario), Arnaud Floc’h (dessin). Editions Bamboo (coll. Grand Angle), 48 pages, 13,90 euros.

Pour Camille Le Moal, sculpteur nantais, la mobilisation générale de 1914 avait été une forme d’aubaine, pour s’extirper d’un douloureux drame personnel. Et il s’en était plutôt bien sorti, jusqu’à ce jour de l’hiver 1917 où une bombe l’ensevelit sous une tranchée.

Un chien errant le sauve par miracle et va désormais devenir son fidèle compagnon, de l’hôpital jusqu’à un centre de convalescence où ses talents de sculpteur vont être appréciés. Il se fait aussi repérer par un lieutenant responsable d’une section canine…

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Mission accomplie pour les « Kamarades »

Kamarades, tome 3: terre promise, Benoît Abtey et Jean-Baptiste Dusséaux (scénario), Mayalen Goust (dessin). Editions Rue de Sèvres, 60 pages, 13,50 euros.

La fin du second tome avait laissé la famille impériale russe toujours captive de l’Allemagne, dans l’attente du trésor de guerre que détenait l’amiral contre-révolutionnaire Koltchak tandis que le soldat Volodia (le héros révolutionnaire de février 1917 définitivement passé dans le camp tsariste pour l’amour de la grande duchesse) et Anastasia se retrouvaient de nouveau dans les troupes de l’armée rouge.

En ce début d’année 1920, l’aventure épique se poursuit et semble finalement s’achever au mieux pour les derniers héritiers de l’empire russe: l’Allemagne récupère finalement son or, les Romanov peuvent s’exiler clandestinement en France sous un autre identité. Mais les soviétiques découvrent le secret du trésor du tsar et Lénine est farouchement décidé à le récupérer, jusqu’en Allemagne où la révolution gronde. Pour cela, il lui faut attaquer en Pologne. Le tsar et Volodia s’y engagent aussi, dans les troupes du général Pilsudski, où ils feront encore des éclats. Et l’histoire rejoindra finalement son cours…

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Bolides à toute vitesse !

Streamliner, tome 1: Bye-bye Lisa Dora, ‘Fane, Edition Rue de Sèvres, 158 pages, 22,50 euros.

Des bolides vrombissant dans un désert à perte de vue, des aventuriers de la pire espèce et de jolies pépées… Streamliner, la nouvelle BD de ‘Fane – l’auteur de la fameuse série Joe Bar Team – va séduire les amateurs du genre : un western déjanté avec grosses bagnoles entre Mad Max et la Fureur de vivre.

L’action se déroule dans les années 1960 au cœur de l’Amérique, où une station-service Lisa Dora Station perdue dans le désert va devenir le lieu de rendez-vous du plus grand « Streamliner » du siècle, cette course automobile extrême où tous les coups sont permis.

Ce n’est peut-être pas un hasard si ce lieu improbable a été choisi par Billy Joe, baroudeur du désert, blouson et lunettes noires, toujours accompagné de sa  Winchester. En effet, le vieux pompiste Evel O’Neil qui vit seul dans ce trou paumé avec sa fille Cristal, est un ancien pilote de run légendaire dont le passé  le rattrape aujourd’hui. En l’espace de quelques heures, la Lisa Dora Station rameute tous les pilotes chevronnés et marginaux des States !  Il faut dire que l’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins d’être le nouveau chef de bande des Red Noses en s’emparant de la Winchester, le Graal suprême pour tous ces mordus de sensations fortes…

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Un très bon western au pays de Germinal

Les gueules rouges, Jean-Michel Dupont (scénario), Eddy Vaccaro (dessin). Editions Glénat, 120 pages, 20,50 euros.

A l’été 1905, le cirque de Buffalo Bill vient donner un spectacle à Valenciennes. C’est l’attraction du moment pour toute la population. Et notamment pour Gervais Cottignies, jeune garçon vivant avec ses parents dans une cité minière d’Arenberg. Brillant à l’école, son excellent résultat au Certificat d’études se traduit cependant par une descente à la mine. Son père, respectueux du patron et bon catholique a réussi à le faire entrer à la mine, sans attendre ses 13 ans, afin d’assurer un deuxième salaire à sa famille. Mais l’envie d’aller découvrir les prouesses des indiens et des cavaliers du « Wild West Show » sera la plus forte.

Et ce sera aussi le début aussi d’une aventure forte et incroyable, où il rencontrera et se liera d’amitié avec deux indiens, qui se verront impliqués dans un tragique fait divers qui va bouleverser toute la ville et déclencher une chasse à l’homme digne d’un western sur fond de terrils…

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L’Ecureuil vole toujours haut

L’Ecureuil, tome 1: un démon sous les toits ; tome 2: par-dessus la Commune, Fabien Grolleau (scénario), Benjamin Miallet (dessin), Lou Bonelli-Cresta (coloriste). Editions Sarbacane, 64 pages, 13,90 euros.

Alors que les Prussiens sont aux portes de Paris, que l’empire de Napoléon III vacille définitivement, alors que bientôt les Parisiens feront vivre une éphémère et utopique Commune, c’est un autre drame qui se joue… en haut des immeubles de la capitale. Un étrange petit voleur aux longs cheveux roux voltige de toit en toit, détroussant habilement les bourgeois de leurs bijoux. Mais il est poursuivi par la vindicte de Max, le vicieux roi des malfrats. Et ce drôle « d’Ecureuil » va aussi devoir sauver sa protectrice des griffes de Max. Tandis qu’on va en savoir plus sur son identité, le petit voleur va continuer de bénéficier de l’aide de Victor Hugo, qui le suit depuis longtemps…

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L’Ekhö du sud profond et de l’intégrisme religieux

Ekhö, monde miroir, tome 6: Deep South, Christophe Arleston (scénario), Alessandro Barbucci (dessin). Editions Soleil, 48 pages, 14,50 euros.

On ne pensait plus revoir Fourmille Gratule, Yuri et tout ce « monde miroir » après le les révélations (partielles) du tome 5, aboutissement du cycle initié voilà déjà  quatre ans.

On retrouve donc ici la jeune et jolie héroïne, toujours à la tête de son agence d’artistes à New York, mais sans Yuri qui, amoureux incompris est parti en Louisiane mettre en place un réseau de communication par micro-messages transporté par des passereaux indigo. Parmi les vedettes de l’agence, Soledad, la « bomba latina » obtient un joli succès mais est pourchassé par le groupuscule religieux du révérend Fox qui n’admet pas de voir la chanteuse militer pour le le droit à l’IVG. Fourmille va alors accompagner la tournée de Soledad dans le « sud profond » de l’Amérique, jusqu’à la Nouvelle-Orléans, une tournée tumultueuse qui va s’avérer aussi forte en révélations…

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C’est assez pour « Mermaid Project »

Mermaid project, épisode 5, Corine Jamar et Léo (scénario), Fred Simon (dessin). Editions Dargaud, 56 pages, 13,99 euros.

Cinq ans de travail, cinq albums et la fin de ce qui est le premier cycle de cette série d’anticipation écolo. C’est aussi l’heure de l’affrontement final entre Romane et Brahim et la société Algapower et l’épilogue de l’action entamé dans le tome 4.
Ayant réussi à s’infiltrer dans la plateforme maritime de la multinationale, grâce à l’aide active de cétacés, les deux inspecteurs vont parvenir à mettre fin aux délires génétiques de la multinationale visant à croiser génétiquement des hommes et des dauphins. Et, surtout, à en comprendre l’objectif raciste final. Là encore, avec l’appui d’orques et de baleines qui commencent, manifestement, à prendre l’ascendance sur les humains…

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