Moi Assassin, Grand Prix de la critique ACBD 2015

Le Grand Prix de la Critique ACBD 2015 a été attribué à Moi, assassin, d’Antonio Altarriba et Keko, édité chez Denoël Graphic.

-ACBD-jpegFinalement, c’est dès ce dimanche soir (et pas demain lundi, comme je le pensais) que l’identité du Grand Prix de la Critique ACBD 2015 a été connu. Et c’est donc Moi, assassin qui l’a emporté parmi les 84 critiques et journalistes de BD membres de l’association et qui ont participé au vote.

Il s’agit incontestablement d’un bon « grand prix » et d’un des grands albums de l’année, répondant bien aux critères demandés. Révélateur d’un retour en force de la bande dessinée espagnole (même si cet album est sorti en France avant sa parution en Espagne), il vient consacrer un récit à la fois fort dans le fond et dans sa mise en forme graphique et esthétique… Une dimension forcément importante au vu du sujet, avec son professeur d’histoire de l’art psychopathe et élevant le meurtre au rang des beaux arts.

Lire la suite

Le Grand Prix de la critique ACBD 2015 dévoilé lundi

Aboutissement de deux mois de délibérations et de trois tours de scrutins, le Grand Prix de la critique ACBD de l’album de l’année 2015 sera connu ce 8 décembre.

acbd-lauriersLes cinq derniers albums en lice, sélectionnés par les adhérents (journalistes et critiques de bande dessinée) de l’ACBD lors du festival « bd BOUM » à Blois, le 22 novembre étaient les suivants:
Blast T4 : Pourvu que les bouddhistes se trompent, de Manu Larcenet, chez Dargaud.
Cœur glacé, de Johan De Moor et Gil Dal, chez Le Lombard.
La Lune est blanche, d’Emmanuel Lepage et François Lepage, chez Futuropolis.
Moi assassin, par Keko et Antonio Altarriba, chez Denoël graphic.
Ulysse, les chants du retour, de Jean Harambat, chez Actes Sud BD.

Ces cinq albums avaient été désignés après débats et vote, parmi les 15 albums parus entre novembre 2014 et novembre 2015 choisis précédemment parmi les 120 albums ayant été proposés spontanément par l’ensemble des adhérents de l’ACBD, parmi les quelques 3500 nouveautés de l’année (liste établie grâce au travail méticuleux de Gilles Ratier, secrétaire général de l’association, à qui l’ont doit aussi le rapport annuel sur l’état du 9e art en France).

Si les 5 derniers albums « finalistes » auraient pu aboutir à un choix différent, parmi une sélection de 15 titres plutôt de haute volée, ils reflètent bien, chacun à leur façon, les critères de sélection du prix :  soutenir et mettre en valeur », dans un esprit de découverte », un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie.

Et, quel que soit le choix révélé dans quelques heures, l’album pourra incontestablement être soutenu et mis en valeur.

 

Joli tour de « Passe-Passe » dans la sélection jeunesse d’Angoulême

Passe-Passe, édité par les éditions amiénoises de la Gouttière fait partie de la liste des albums jeunesse sélectionnés pour le prix d’Angoulême 2015.

Gouttière-angoulêmeLa liste des 62 albums sélectionnés pour les prix d’Angoulême 2015 a été dévoilée la semaine dernière. Parmi les 12 albums de la sélection jeunesse, entre les Royaumes du Nord, Boule à zéro ou Quatre soeurs, on trouve notamment Passe-Passe de Delphine Cuveele et Dawid, subtil et émouvant album édité, qui plus est, par la maison d’édition amiénoise des Editions de la Gouttière.

Cette bande dessinée muette, conseillée à partir de 5 ans, par l’éditeur, conte l’histoire d’une grand-mère et de sa petite fille, au fil des jours, dans leur vie quotidienne. Du jeu de la coiffeuse à un twist endiablé, ces deux personnages livrent leurs petits bonheurs mais aussi leurs souvenirs au fil des pages. Et puis le temps passe et la grand-mère, doucement, s’en va, progressivement…

Pour le prix à Angoulême, un jury d’enfants âgés de 8 à 12 ans attribuera, au sein de cette sélection Jeunesse, le Fauve d’Angoulême – Prix jeunesse, « récompensant une œuvre
plus particulièrement destinée au jeune public ».

Ceci étant dit, il n’est pas obligé d’attendre Angoulême pour aller voir de plus près, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Passe-Passe.

Le 3e Prix BD Fnac est lancé

prix fnacPour la troisième année consécutive, la FNAC organise son prix de la bande dessinée. Un lauréat à déterminer parmi trente titres sélectionnés. Et par le vote en ligne des internautes bédéphiles, jusqu’au 14 décembre.

Parmi les trente albums de l’année, on notera la présence de l’Arabe du futur de Riad Sattouf, de Blast t.4, de Larcenet, des Vieux fourneaux, de Stalag IIB t.2, de Tardi, d’Happy Parents, de Zep, du Château des étoiles d’Alex Alice ou d’Angel Wings de Yann et Romain Hugault. Diversité et qualité, donc.

Rendez-vous le 20 janvier pour connaître le lauréat du Prix de la BD Fnac 2015. Rappelons que les deux années passées, le prix avait couronné Loup de Mer, de Riff Reb’s et Tyler Cross, de Brüno

Les 5 finalistes du Grand prix de la critique ACBD

Dans le cadre du 31e festival de la bande dessinée de Blois « bd BOUM », les membres actifs de l’ACBD présents ont retenu les cinq albums finalistes pour leur Grand Prix de la Critique ACBD 2015.

par ordre alphabétique, il s’agit des titres suivants:

Lire la suite

Doubles dédicaces pour les Chroniques de Guerre

Conclusion du lancement de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, deux séances de dédicaces simultanées ont eu lieu aujourd’hui à Amiens. Avec deux fois deux dessinateurs ayant participé à l’album.

A la librairie Martelle, avec Hardoc et Jeff Pourquié:

2014-11-21 18.14.32Et chez Bulle en stock, pour Damien Cuvillier et Vincent Bailly:

2014-11-21 18.21.13Et pas mal de lecteurs des deux côtés…

Notre Mère la Guerre, Chroniques : devoir d’Histoires à Verdun

Retour (en texte et en images – galerie à la fin de l’article) sur le lancement officiel de Notre Mère la Guerre, Chroniques, l’ouvrage co-édité par Futuropolis et les éditions amiénoises de La Gouttière, ce jeudi à Verdun. Dans le cadre d’une opération de la Mission du centenaire 14-18.

Lors de la présentation de l'album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

Lors de la présentation de l’album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

C’est la deuxième grosse opération du centenaire de 14-18 en matière de bande dessinée, toujours pilotée par l’association amiénoise On a marché sur la bulle, référent de la Mission du centenaire en matière de 9e art.

Après l’installation de la fresque de Joe Sacco dans le métro parisien cet été, voilà la labellisation de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, épilogue de la série éponyme de Kris et Maël. Une reconnaissance officielle qui a du sens, tant cette série, derrière un habillage de roman policier est devenue, après Tardi, une référence sur la Grande Guerre en BD, évocant et interrogeant le conflit sous bien des aspects.
Et cet ultime volume – prolongement sur les sources et références qui ont nourri l’oeuvre – peut servir de jolie porte d’entrée vers cet univers fictionnel mais aussi déclencher un intérêt renouvelé envers la mémoire et les oeuvres initiées par la Première Guerre mondiale. Le lancement officiel de l’ouvrage, ce jeudi 20 novembre à Verdun avait également tout son sens. Symbolique et artistique.

Lire la suite

Les 15 derniers albums en lice pour le Grand prix ACBD

Les 15 derniers albums sélectionnés pour le Grand prix de la critique ACBD 2015 sont connue depuis ce matin.

acbd-lauriersDernière ligne droite avant l’attribution finale du Grand prix de la critique ACBD 2015. La liste des quinze derniers albums encore en lice est désormais connue (depuis ce matin).
Les journalistes ou critiques membres actifs de l’ACBD  se réuniront pour débattre de ces albums ce samedi 22 à Blois, dans le cadre du Festival bd BOUM. Le soir même, la sélection des 5 titres issus de cette liste sera dévoilée. L’ensemble  des membres actifs de l’ACBD choisiront ensuite par correspondance, dans les jours suivants, le Grand Prix de la Critique ACBD 2015. Celui-ci étant connu en décembre.

Par ordre alphabétique, les 15 nomminés sont…

Lire la suite

« Chaque super-héros a son talon d’Achille. L’artichaut est comme de la kryptonite »

Entretien avec Benjamin Lacombe autour des Superhéros détestent les artichauts.
Super-héros artichauts_couvPif ! Paf ! Zlang ! Bim ! Le dernier ouvrage de Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe (illustration), déboule en librairie (chez Albin-Michel Jeunesse). Une fois encore, les deux acolytes s’essayent à un genre nouveau avec Les Superhéros détestent les artichauts (édition Albin-Michel Jeunesse). Un livre très drôle et touchant.
Ce livre est à la fois un guide du super-héros mais surtout un recueil de témoignages et d’anecdotes sur les super-héros imaginés par les auteurs : Miss Wasp, Electrum, Super-Rhino, Phospho etc. Leur vie, leurs frasques mais aussi la manière dont ils ont découvert leur superpouvoir. Car le livre est davantage porté sur ce que peut ressentir un super-héros lorsqu’il se rend compte qu’il est différent du commun des mortels, que ses mains brillent dans le noir, qu’il peut se transformer en lion blanc, anéantir les cauchemars des gens lorsqu’ils dorment.
Des témoignages forts sur l’altérité qui feront écho chez les jeunes gens ayant noté qu’ils ne sont pas tout à fait comme les autres. La différence est d’ailleurs un thème récurent chez ces deux auteurs et sur lequel ils se rejoignent…

Lire la suite

Le Petit Nicolas en picard dans le texte

Les éditions IMAV, dirigées par Anne Goscinny poursuivent leur politique d’éditions en langues régionales du Petit Nicolas. Sortie aujourd’hui de la version en picard.

Petit_NicolasAprès Astérix, Tintin ou les Simpson, c’est au tour du Petit Nicolas de parler picard. Cette neuvième déclinaison en langues régionales de l’Hexagone paraît ce 6 novembre, dans un traduction assurée par nos amis picardisants Jacques Dulphy et Jean-Luc Vigneux ainsi que Bruno Delmotte et Alain Dawson (pour les passages dans les dialectes plus « nordistes »). Il ne s’agit pas cette fois de bande dessinée au sens propre, mais le petit personnage créé par Sempé, est si associé aux nouvelles de Goscinny qu’il est tout à fait légitime et bienvenu de l’évoquer ici.

Lire la suite