Mix & Remix, mort et pas seulement de rire

Quinze jours après le décès de Gotlib, c’est une autre triste nouvelle qui endeuille cette fin d’année dans le petit monde de la bande dessinée et du dessin de presse helvétique mais aussi français.

Moins connu que le fondateur de Fluide glacial, Philippe Becquelin est mort à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer du pancréas. Son nom ne dira rien à personne, son pseudonyme sans doute un peu plus: Mix & Remix. Et ceux qui ont découvert un de ses dessins ou de ses strips dans Courrier international, la matinale du Monde ou dans Siné Mensuel ne pourront manquer de s’en souvenir, tant son oeuvre était singulière et son talent et son sens de la satire étaient éblouissants et hilarants, avec un style minimaliste, mais qui en disait un maximum…

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Les 22e Rendez-vous de la bande dessinée déjà en route vers les prix

Les prochains Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, (22e du nom), ce n’est que dans six mois (du 2 au 4 juin précisément). Mais les différents concours et prix sont d’ores et déjà lancés. Tour d’horizon en trois temps…

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Gai-Luron est triste, Hamster moins jovial… Gotlib est mort

Les éditions Dargaud ont annoncé ce dimanche le décès de Gotlib, âgé de 82 ans.

cy11czhweaa8q8lGai-Luron est triste, Hamster moins jovial et nous tombe dessus un petit coup de blues et de nostalgie. Gotlib, alias Marcel Gottlieb est décédé à l’âge de 82 ans.
De Pif et Vaillant, où il fit ses armes au début des années 60 jusqu’à son retrait progressif de Fluide glacial, il aura marqué des générations de lecteurs, révolutionné en partie la presse BD à l’aube des années 70, suscité de nombreuses vocations et incité à plusieurs reprises de ses oeuvres (récemment encore Gai-Luron ou Super Dupont) toujours marquées par une humble dévotion à leur créateur.

Et pour beaucoup, il aura marqué indélébilement (et pas débilement du tout) les esprits par cet humour loufoque, non sensique (et parfois scatologique) puisé en partie chez les Américains de Mad mais qui apparaissait comme une vraie nouveauté et un grand coup d’air frais…

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« Les voyages d’Ulysse », Le beau choix de l’ACBD pour son album 2017

L’ACBD a aussi dévoilé aujourd’hui, son Grand Prix 2017 de l’album de l’année. Il revient aux Voyages d’Ulysse, d’Emmanuel Lepage et Sophie Michel (éditions Daniel Maghen).

logo-acbdTout à la joie picarde d’annoncer la remise du 1er prix ACBD-Jeunesse à une production des éditions de la Gouttière, on en viendrait presque à oublier qu’un autre prix, prestigieux, était dévoilé ce jour par l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée : son traditionnel Grand prix de l’album de l’année.

Succédant à Zaï, Zaï, Zaï, Zaï, c’est aussi un « road-trip » qui est récompensé cette année. Mais dans un tout autre genre. Au minimalisme humoristique de Fabcaro succède donc la beauté virtuose et romantique des Voyages d’Ulysse d’Emmanuel Lepage, Sophie Michel et René Follet (illustre dessinateur réaliste dont des planches sont au coeur du récit de l’album)…

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Un super 1er prix de l’ACBD pour « Supers »

Supers, de Dawid et Frédéric Maupomé vient de se voir décerner le premier prix ACBD Jeunesse. Jolie récompense pour cette série et la maison d’éditions picarde La Gouttière.

supers_heros_t2L’ACBD, Association des critiques et journalistes de bande dessinée, vient de révéler le nom de son premier « Prix Jeunesse ACBD ». Il s’agit de Supers, tome 2, de Dawid et Frédéric Maupomé, publié par les éditions de la Gouttière.

Une double satisfaction dans ces colonnes.

D’une part car il s’agit d’une très bonne série, pleine d’humour, d’émotion et portée par un trait plein de finesse. Et, au-delà du tome 2, primé, c’est bien l’ensemble de l’intrigue qui est saluée par les journalistes et critiques. « Entièrement mis en scène du point de vue des enfants, le récit captive les jeunes lecteurs autant par son action trépidante que par sa proximité avec l’intimité des personnages« , souligne le communiqué officiel du jury (coordonné par Laurent Mélikian) qui vient d’être diffusé…

Deuxième motif de réjouissance – plus « chauvine », cette reconnaissance nationale consacre aussi le travail réalisé par les Editions de la Gouttière, maison d’édition amiénoise, émanation de l’association On a marché sur la bulle, qui réalisent un beau travail éditorial, à destination des primo-lecteurs (avec Anuki ou Myrmidon par exemple), mais étendent désormais leur production vers les plus « grands » jeunes lecteurs, avec des séries comme Enola ou donc,  Supers, premier album de la maison à paraître avec une telle pagination et un format style « comics » ou roman graphique.

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Un bon « Point » pour Catherine Meurisse

Catherine Meurisse s’est vu décerner le deuxième Prix Wolinski du Point.

C’est donc le temps des remises de récompenses dans le monde du 9e art. On a déjà évoqué tout récemment le prix Landerneau, obtenu par l’odeur des garçons affamés. Au Point, le jury du Prix Wolinski, décerné pour la deuxième fois, a été remis à Catherine Meurisse, pour son album La Légèreté.

Deuxième prix du mois pour l’ex-dessinatrice de Charlie Hebdo qui a reçu dans la foulée le prix Jacques-Lob lors du festival BD Boum à Blois.

On attend maintenant pour la fin de cette semaine l’annonce du Grand Prix de la critique de l’ACBD.

Frederik Peeters, Lou Hui Phang et leurs garçons affamés font leur entrée dans le Landerneau

prix-landerneau_logoLe western « renversant » de Frederik Peeters et Loo Hui Phang vient de se voir décerner le Prix Landerneau 2016 des Espaces culturels E.Leclerc.

L’odeur des garçons affamés (éditions Casterman) était en lice avec huit autres titres: L’adoption de Zidrou et Monin (ed. Bamboo/Grand Angle), L’anniversaire de Kim-Jong-Il de Ducoudray et Allag (ed.Delcourt), Ce qu’il faut de terre à l’homme de Martin Veyron (ed. Dargaud), La Déconfiture de Rabaté (ed. Futuropolis), L’été Diabolik de Smolderen et Clérisse (ed. Dargaud), L’homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme (ed.Lucky Comics), Joséphine Baker, de Catel et Bocquet (ed.Casterman), Stupor Mundi de Néjib (ed. Casterman), les Ogres-Dieux: Demi-sang de Hubert et Gatignol (ed. Soleil).

Composé de libraires des Espaces culturels E.Leclerc, le jury était présidé cette année par Zep.

Frederik Peeters et Loo Hui Phang succèdent au Rapport de Brodeck de Larcenet (ed. Dargaud), Le Teckel de Bourhis (ed. Casterman), Mauvais genre (Delcourt) de Chloé Cruchaudet et La Grande odalisque de Vivès, Ruppert et Mulot (ed. Dupuis) – premier lauréat de cette section « bande dessinée » du prix Leclerc.

Les éditions de la Gouttière se rapprochent du Centre du jeu

Les albums des éditions, amiénoises, de La Gouttière, ont été remarquées, ce week-end , lors du festival BD Boum à Blois.

img_7564Supers, tome 2, la série de Dawid et Frédéric Maupomé fait donc partie de la sélection finales des 5 titre en lice pour le 1er prix de la bande dessinée ACBD Jeunesse. Une reconnaissance pour la maison d’édition amiénoise.

A cela s’est ajouté, ce week-end, deux nominations (certes non lauréates) lors du festival BD Boum de Blois.

Les enquêtes de Philippine Lomar, de Greg Blondin et Dominique Zay étaient parmi les nominés pour le prix du Conseil départemental du Loir-et-Cher pour la BD jeunesse (remporté finalement par Ninn, la ligne noire de Jean-Michel Darlot et Johaen Pilet). Et Azil, de Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Tanja Wenisch était sélectionné dans la catégorie du « Prix pour le jeune public » de la Ligue de l’enseignement 41 (prix finalement décerné au Chasseur de rêves de Martin Desbat).

Quoi qu’il en soit, et en attendant les sélections pour Angoulême, un week-end au Centre, quand même.

A Blois, un festival toujours en plein Boum

Galerie

Cette galerie contient 15 photos.

Le 33e festival BD Boum se tient ce week-end à Blois. Dans une ambiance toujours conviviale et décontractée. A l’image de la cérémonie de remise des prix, ce samedi soir. Une soirée où ont notamment été récompensés le drôle de … Lire la suite

Nouvelle vente record chez Christie’s

La maison de ventes aux enchères Christie’s, avec le galeriste Daniel Maghen, a organisé une nouvelle journée de vente évenementielle, ce samedi après-midi à Paris. A la clé, quelques beaux résultats, voire des « records du monde » pour certains artistes.

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La planche d’Hergé, de « On a marché sur la Lune »

Le « top lot » de la vente est revenu, une fois encore, à une oeuvre d’Hergé.
Une planche originale de l’album « On a marché sur la Lune », estimée à
350.000-400.000 euros a obtenu un prix de 602.500 euros.

D’autre part, 16 des 17 œuvres proposées de Jean-Pierre Gibrat (auquel Daniel Maghen avait consacré un très joli catalogue spécifique, au format d’album BD) ont trouvé preneur, totalisant 456.250 euros. Franc succès donc, dont le meilleur lot de cette section aura été une grande illustration Les congés rêvés, acquise pour 62.500 euros.

Par ailleurs, dix records du monde pour différents auteurs ont été établis lors de la vente, pour Matthieu Bonhomme, André Juillard, Grzegorz Rosinski et William Vance, auteur de XIII.

Ainsi, la couverture originale signée de Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme à triplé son estimation (10 000 – 12 000 euros) pour partir à 30 000 euros. Estimé au même prix, une illustration originale du « Lièvre et la tortue » (album à paraître) de Frédéric Pilot a été acquise pour 21 250 euros. Une planche originale du « Prince de la nuit » d’Yves Swolfs a, pour sa part, obtenu cinq fois son prix de départ : 15 000 euros pour 2 500 euros.

Les plus hautes ventes ont été pour une couverture originale de « La blanche morte », d’André Juillard, partie à 38 750 euros ou une planche originale de « XIII / Le jour du soleil noir » achetée pour 30 000 euros ;

La meilleure vente de ce « top 10 » aura été atteinte néanmoins par une planche originale du tome 36 de Thorgal, « Au-delà des ombres », qui a atteint 52 000 euros (contre une estimation à 25 000 – 30 000 euros).

Les "congés rêvés" de Jean-Pierre Gibrat

Les « congés rêvés » de Jean-Pierre Gibrat