Vie quotidienne pour tous

Un garçon au poil, Jeromeuh, Editions Jungle, 104 pages, 13,95€

Jérôme a rencontré son Prince charmant et vit avec lui mais il n’a pas oublié Alice, son amie d’enfance. Au travers de courtes séquences  de quelques images à quelques pages, nous découvrons le quotidien de ces trois personnes. Si certaines scènes sont fantasmées elles sont pourtant suffisamment réalistes pour que l’auteur ait pu les vivre.

Maladroit, timide, un poil névrosé, Jérôme est le prototype du bobo parisien trentenaire.

Bref, malgré ses défauts, c’est un mec sympa qui a l’amitié chevillée au cœur. Alice, sa copine, le sait et en profite pour taper l’incruste chez les deux garçons lorsqu’elle a des peines de cœur.

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C’est pour de rire !

Les profs, tome 16, 1, 2, 3, rentrée, Erroc, Mauricet, Pica. Editions Bamboo, 48 pages, 10,60 euros
Les Carnavaleux, tome 1, Du chahut à Dunkerque, Hervé Richez, Bloz. Editions Bamboo, 48 pages, 10,60 euros

Les éditions Bamboo se sont taillé un joli pré carré bien florissant, avec des albums mettant en scène la vie professionnelle de divers corps de métier comme les profs, les pompiers… Le succès réel de ces séries a incité l’éditeur à prolonger ses efforts et à inclure les sportifs et finalement tous les événements festifs sont peu à peu happés par cette galaxie du rire où peuvent se retrouver ceux qui fréquentent les cercles visés.

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Captain’ Swing, étude
sur un combattant de la liberté

La saga du Capt’ain Swing, Jean-Luc Biville. Editions de Varly, 288 pages, 35 euros.

Des années 1950 à la fin des années 1980, les kiosques à journaux croulaient sous les petits formats. Des centaines de titres bon marché, la plupart  en noir et blanc, étaient publiés régulièrement. Aujourd’hui, Capt’ain Swingest l’ultime survivant de ce qui, pour certains, peut être considéré comme un âge d’or de la BD. C’est sur ce survivant que Jean-Luc Biville se penche dans une monographie aussi nostalgique que passionnée de 288 pages. En plus de la présentation des personnages et des auteurs, le contexte historique et géographique des récits est abordé avec un portrait des participants de la guerre d’indépendance qui allait aboutir à la formation des Etats-Unis.

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Vasco, percepteur de la Reine

Vasco, tome 25: les enfants du Vésuve, Gilles Chaillet (scénario), Dominique Rousseau (dessin). Editions Le Lombard, 48 pages, 12 euros.

royaume de Naples, victime de la peste, est très appauvri, les impôts ne rentrent plus et les coffres de la reine Jeanne de Naples sont désespérément vides, menaçant la cour de moindres largesses. C’est alors que Vasco Baglioni, neveu et représentant du riche banquier Tolomeï, se voit proposer le fermage des impôts. Mais les temps sont durs. Naples réduite à la famine, crève de faim, des voleurs en bandes organisées s’attaquent aux collecteurs d’impôts et la dynastie angevine est détestée par la population qui voit en elle la cause de tous ses malheurs. Travailler pour les Français, c’est trahir et refuser de le faire est mauvais pour les affaires.

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1 barbare, 1 princesse, des blorgs
des gags à tout va !

Game over, tome 11: Yes, I can, Midam, Adam & Thitaume. Mad Fabrik, 48 pages, 10,95 €

Game over ! Comme à l’accoutumée, cette nouvelle série de gags en une page du petit barbare se termine très mal pour les protagonistes. Coincé entre les blorks, la princesse et sa déveine habituelle, le petit barbare, avatar virtuel de Kid Paddle n’a que peu de chances de remporter la partie et, il faut l’avouer, à notre grand plaisir, ses créateurs ne font rien pour l’aider.

L’usage de potions magiques aux effets surprenants et corrosifs, de modernes réacteurs dorsaux ou la queue du marsupilami ne sont pas toujours adaptés à l’univers baroque et déjanté de ce jeu vidéo où évolue notre petit barbare. Pour cet amoureux platonique (et qui voudrait ne pas être que cela) de la princesse de ses rêves, tout est prétexte à de mauvaises rencontres. Si humour noir et non sense flirtent toujours dans un délicieux délire absurde, on notera que les fins de partie sont moins marquées par le triomphe (attendu) des blorgs que par le mauvais caractère de la princesse. Ce qui, en un sens, est normal. C’est une fille et les jeux vidéo, tous les mâles bourrés de testostérone le savent,  c’est des affaires de mecs !

Deux personnages, une conclusion fatale impérative sous forme de gag, pas de texte, le tout en une planche, des contraintes parfaitement maîtrisées qui font de cette série bien rodée un petit chef d’œuvre et ce nouvel opus se coule parfaitement dans ce moule exigeant.  Pari réussi également pour Patelin, nouveau scénariste de la série.

Un air de dolce vita : quand les Pieds Nickelés se la coulent douce

Les nouvelles aventures des Pieds Nickelés, tome 4 :  Sur les bords de la Riviera. Louis Forton. Éditions de Varly, 64 pages, 15 euros

Quatrième album de la seconde série des Pieds Nickelés publié par la SPE, cet ouvrage parait en septembre 1929 sous le désormais classique titre générique des Nouvelles aventures des Pieds Nickelés. Ce n’est qu’avec la réédition de 1931 qu’il va être baptisé Sur les bords de la Riviera.

Le récit a été prépublié dans les pages de l’Epatant, du n° 1062 (6 décembre 1928) au n°1093 (11 juillet 1929). Comme toute la saga des Pieds Nickelés de Forton, , l’histoire s’enchaine logiquement et sans hiatus avec l’épisode précédent, c’est pourquoi nous retrouvons nos héros en pleine mer avec un stock d’or à cacher. Il y a tellement de voleurs dans ce bas-monde !.

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Un thriller venu du froid

Millenium, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, tome 2, Homs et Runberg d’après Stieg Larsson. Editions Dupuis, 64 pages, 14,50 euros

Un journaliste suédois  enquête sur la mystérieuse disparation de l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt. Une curiosité dangereuse qui fait de lui la cible d’un tueur psychopathe, auteur  d’une série de meurtres inexpliqués.  Il n’est pas toujours prudent de fouiller le passé des riches…
La Suède, pays du soleil de minuit, est réputée pour être un pays calme, d’ailleurs, depuis 1979, la fabrication et la vente de jouets à caractère militaire y sont interdits. Un pays calme, ce qui n’empêche pas les coups tordus, les magouilles économiques et les assassinats en séries et Millenium montre bien que sur ce plan, les pays scandinaves n’ont rien à envier aux latins. Et que la Suède n’est pas un long fleuve tranquille.

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Homme libre, toujours tu chériras l’amer

Canardo, tome 22 : Le Vieux Canard et la mer, Sokal. Editions Casterman, 48 pages, 10,95 euros

Parce que Hollywood a produit un dessin animé mettant en scène un sympathique mérou à pois rouges, la communauté internationale a volé en grandes pompes au secours de ce concentré de sushis. Au Koudouland où la population ne vit que de sa pêche, c’est la consternation et ce n’est pas la création d’un hôtel de luxe qui remonte le moral des habitants.
La preuve en est donnée avec le kidnapping de madame van de Poutte. Cette richissime citoyenne Belgambourgeoise est, plus exactement, une Belge exilée pour raison fiscale et le gouvernement belgambourgeois veut montrer « à ses voisins qu’il considère les infortunés réfugiés économiques comme de vrais ressortissants ». Résultat des courses, la duchesse du Belgambourg, charge la fine fleur des forces spéciales du pays de  libérer l’otage. Pour cette mission cruciale pour l’économie nationale, Canardo, accompagné de son neveu Marcel, délaisse donc le plats pays pour les plages de 38°  à l’ombre des cocotiers…

 

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La foi à l’épreuve

 Le Troisième Testament – Julius III, La Révélation – Chapitre 2, Alex Alice, Thimothée Montaigne. Editions Glénat, 56 pages, 13,90 euros.

En compagnie du Romain Julius, son beau père, et d’une poignée de fidèles le Messie est en route vers l’Orient, en quête du Troisième Testament. Après bien des épreuves, le petit groupe atteint une jungle qu’il pense être le jardin d’Eden. Les voyageurs vont alors rencontrer l’horreur avec les probables descendants des habitants maudits de Gomorrhe qui vont les traquer et mettre leur foi à la rude épreuve du doute. Et plus les épreuves se font dures et cruelles et plus le doute s’accroit…

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Pour parler de la BD

 30 éditeurs, 60 auteurs et 400 nouveaux ouvrages seront réunis 3 jours au SoBD pour faire connaître la BD

Un salon consacré à la BD c’est, somme toute, assez banal, chaque année, il y en a plusieurs dizaines qui se déroulent aux quatre coins de l’Hexagone.  Le SoBD qui va fêter sa troisième édition est un animal un peu particulier en ce sens que, d’après les organisateurs,  c’est le seul en Europe à présenter en quantité non pas des BD mais des ouvrages sur la BD. Près de 400 titres sont annoncés: monographies d’artistes et thématiques, histoire de la discipline, manuels pratiques et pédagogiques, traités théoriques ou esthétiques, actes de colloques, catalogues d’expositions, etc.  Des ouvrages sur la BD, mais pas que, des BD seront également proposées au public. Editeurs classiques ou plus underground avec des fanzines offriront une large palette de choix. De quoi satisfaire largement nombre d’amoureux ou de curieux du 9ème art.

Seront présents une trentaine d’éditeurs, 60 auteurs, et participant à l’une des trois conférences prévues, des invités d’honneur qui n’auront pas leur langue dans la poche : Catel, Benoîte Groult et José-Louis Bocquet.

Installé à deux pas de l’Hôtel de Ville de Paris, le SoBD est le seul événement parisien spécifiquement consacré à toute la bande dessinée. Il ouvrira ses portes à l’Espace des Blancs Manteaux, grande halle située au 48 rue Vieille du Temple, les vendredi 29, samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre 2013.