Le Pen, crépuscule d’une présidence

La présidente, tome 3: la vague, François Durpaire et Laurent Muller (scénario), Farid Boudjellal (dessin). Editions Les Arènes – Démopolis, 110 pages, 20 euros.

En matière de politique-fiction et de « réalité cauchemardesque », François Durpaire et Farid Boudjellal sur l’éventuel résultat de ce dimanche 7 mai.
Depuis deux tomes déjà, la France a basculé dans une présidence lepéniste. Elue présidente dans la stupéfaction générale, Marine Le Pen, une fois au pouvoir, avait déjà eu fort à faire avec son « aile » (très à) droite, bien décidée à tenir les manettes et à expulser Philippot et les tenants du courant « souverainiste » du pouvoir. Puis, dans le tome 2, en 2022, menacée par une candidature inattendue du candidat du parti « Fraternité », Mohamed Labbes, elle parvenait à se faire ré-élire, mais devait démissionner au profit de sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, qui avait su trouver le moyen de contraindre sa tante à lui laisser le pouvoir sous peine de voir révélé une scandaleuse fraude électorale.

Si lors des quatre premières années de la présidence d’extrême droite, la dérive sécuritaire et totalitaire s’était accentuée, un an après l’arrivée de Marion Maréchal-Le Pen à l’Elysée, la situation générale s’est encore aggravée. Malgré l’alliance avec les géants du web et celle des gouvernements autoritaires de Vladimir Poutine et Donald Trump. Même son propre père, Samuel Maréchal dénonce la dérive libérale à tous crins. Et finalement, Marine Le Pen fait son retour… à Matignon ! Pendant ce temps, la résistance 2.0 s’organise depuis l’étranger, et en l’occurrence la Suède pour Stéphane, qui a retrouvé sa compagne Fati et leur petite fille. De quoi augurer un climat de tempête qui va aller culminant alors qu’approche les JO de Paris, en 2024. La fin du « cauchemar » approche…

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