Jidéhem est décédé, M. de Maesmaker ne signera plus de contrat

Jidéhem, un des piliers de la bande dessinée franco-belge, s’est éteint ce dimanche 30 avril, à l’âge de 81 ans.

C’est par un communiqué des éditions Dupuis que l’on apprend la nouvelle.

Auteur des chroniques de Starter, de Ginger, ou de SophieJean de Maesmaker alias Jidéhem est décédé ce dimanche. Et, pour une fois, son nom parlera presque plus que son pseudo aux amateurs de bande dessinée. Car Franquin est lui choisirent son patronyme pour en affubler le fameux Monsieur de Maesmaker, dont Gaston Lagaffe fait immanquablement rater la signature du contrat avec les éditions Dupuis ! Un choix qui, pour l’anecdote, occasionna quelques déboires à son propre père, acheteur pour une entreprise.

Jidéhem fut en effet aussi l’assistant d’André Franquin entre 1957 et 1969. Il collabora avec lui sur Gaston Lagaffe, mais aussi sur Spirou et Fantasio et nombre d’autres projets communs. Pilier du Journal Spirou, et participant à l’âge d’or de la BD franco-belge, le style de Jidéhem était apprécié pour sa lisibilité. Et son talent pour dessiner les décors et plus encore les véhicules.  Récemment, il avait compilé pour les éditions Dupuis les centaines de « Chroniques de Starter » qu’il avait réalisées depuis 1957, et rêvait de remettre en piste Ginger, le héros qu’il créa en 1954, au début de sa carrière…

Lire la suite

Nouvelle superbe mise en boîte dans l’univers « Knife O’Clock »

La fille de l’ouvre-boîte, Rob Davis. Editions Warum / Steinkis, 164 pages, 20 euros.

Le tome précédent de cette trilogie « Knife O’Clock », L’Heure des lames avait fait découvrir cet univers totalement surréaliste et poétique, où les enfants créent leurs parents, où la pluie est faite de couteaux, où chacun connaît l’heure de sa mort. Il avait surtout fait découvrir un trio d’adolescents bizarres mais très attachants. Ce second tome évoque donc la suite des aventures de Scarper Lee, Castro Smith et Vera Pike. C’est cette dernière qui est au centre de l’intrigue cette fois.

Fille de l’ouvre-boîte, donc – père sympathique mais effacé, relégué dans un tiroir par sa femme – mais surtout de la météorloge, qui fait la pluie (de couteaux), le beau temps mais surtout règne dictatorialement sur Grave Acre, Véra va se retrouver envoyée dans le très select collège de Saint-Sylvia, où elle trouvera matière à durcir encore son caractère, trouvant l’énergie ensuite, pour découvrir le secret de ce monde et la manière dont la « haute classe » de Grave Acre asservit le « bas peuple » de Bear Park. Et il s’agira encore pour elle de parvenir à sauver son ami Scarper de sa mort annoncée, faisant naître en cela les germes d’une révolution à venir…

Lire la suite