Boucq monte au front sur le Chemin des Dames

Ce dimanche aura lieu la cérémonie officielle du centenaire de l’offensive du Chemin des Dames, dans l’Aisne. A cette occasion, comme pour les précédentes batailles de la Grande Guerre, La Poste a édité un timbre – et même un « bloc » timbres spécial. Dessiné par François Boucq.

La Poste continue de faire vivre la mémoire de la Grande Guerre et de ses « grandes » batailles. Et elle continue aussi à faire appel à des dessinateurs de bande dessinée pour cela. Après Damien Cuvillier, qui avait illustré le bloc sur la bataille de la Somme, c’est un autre auteur « régional » (depuis la grande région des Hauts-de-France) qui a été sollicité, en la personne du grand François Boucq. Surtout connu pour ses récits absurdes et délirants, l’auteur lillois avait déjà participé aux illustrations des Paroles de Poilus et, plus encore, de la mise en image du Feu, d’Henri Barbusse, dans un album grand format impressionnant.

Ce nouveau dessin, à l’encre et à l’aquarelle, est d’une composition plurielle, entre sites et combattants, histoire et mémoire…

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40 ans après sa mort, Prévert, l’air toujours très libre

Jacques Prévert n’est pas un poète, Hervé Bourhis (scénario), Christian Cailleaux (dessin). Editions Dupuis / coll. Aire libre, 232 pages, 32 euros.

Jacques Prévert est mort il y a tout juste quarante ans, le 11 avril 1977. Mort d’un poète, donc… mais pas que. Ou plutôt disparition de celui que le succès de ses recueil de poésie et son entrée dans les programmes scolaires avait réduit à cette posture dans l’imaginaire collectif. C’est tout le mérite de ce gros « biopic » d’aller au-delà de cette image convenue.

Conçu au départ comme un triptyque, l’ensemble est désormais réuni dans un gros livre de plus de deux cents pages. Imposant et un peu intimidant d’allure avec sa couverture noire, cet album est pourtant tout au contraire d’une légèreté folle, ainsi que le premier album, paru voilà trois ans, l’avait déjà laissé entrevoir.

A l’encontre de l’image du vieux monsieur sage, sous sa casquette et la clope au bec immortalisé par Doisneau, c’est un Jacques Prévert  passablement fantaisiste et imaginatif qui s’impose, au fil d’une vie qui « est un roman où la poésie le dispute à l’humour« , comme le souligne, à juste titre, la quatrième de couverture…

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