Le Top 14 voyage dans l’autre hémisphère du ballon ovale

Top 14 T4 - C1C4.inddTop 14, au pays des Blossoms et des Boks, Benjamin Ferré (scénario), Gildas Le Roc’h, Lannes. Editions Soleil, 40 pages, 10,50 euros.

Comme les équipes de foot (dans le style du PSG ou de l’OM), le Top 14 de rugby a aussi sa bande dessinée, à travers les aventures de la Top Team qui, après la Nouvelle-Zélande, s’envole pour le Japon et l’Afrique du Sud dans ce quatrième tome publié aux Editions Soleil.

Après la défaite face aux jeunes « All Blacks » néo-zélandais, l’équipe de Jérémy s’envole vers le Japon et l’Afrique du Sud, où elle doit absolument l’emporter pour espérer la victoire finale. Mais leur capitaine est un peu perturbé par ses relations sentimentales avec sa copine et la tension entre lui et un autre joueur, Boris…

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Les traumas réels d’une guerre virtuelle

Drones_t2_couvDrones, tome 2: Post-trauma, Sylvain Runberg (scénario), Louis (dessin). Editions Le Lombard, 48 pages, 13,99 euros.

Juin 2037. Un mois après le début du récit de ces pilotes de drones de combat, le conflit s’est encore durci en Chine. Une série de grèves s’est déclenchée dans le Qinghai. Avec notamment une prise d’otages des cadres européens. Dans la rue, la répression menée par le parti au pouvoir, pro-européen vire à l’émeute. Et ce n’est qu’un début, les rebelles catholiques de Yun Shao entendent récupérer le mouvement social pour lui donner une tournure insurrectionnelle.
Depuis leur base danoise, Sam, Jewel et Louise vont de nouveau être sollicités, pour surveiller l’évolution de la situation dans l’usine, mais surtout pour débusquer le leader indépendantiste. Pendant ce temps, la famille d’un des soldats tués lors d’une attaque précédente vient de récupérer le corps du défunt. Et ce drame va en déclencher un bien plus sanglant, au coeur même de la base danoise…

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Nouveaux plaisirs solitaires en bouche

les rêveries d'un gourmet solitaire_couvLes rêveries d’un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Mazayuki Kusumi. Editions Casterman, 144 pages, 16,95 euros.

Dix-huit ans après la parution du premier tome, le « gourmet solitaire » né de la collaboration du mangaka Jirô Taniguchi et du scénariste Mazayuki Kusumi n’a pas perdu son appétit.

Toujours à la recherche d’expériences culinaires enrichissantes, ce « salary man » anonyme découvre de nouvelles gargotes aux plats succulents. Au hasard de ses déambulations, il va aller d’un oden (une sorte de pot-au-feu revigorant) en soupe à Shizuoka à des râmen au porc dans l’arrondissement de Chiyoda à Tokyo ou un ragoût japonais au parc Komazawa. Parfois, l’expérience se fait plus érudite ou littéraire, lorsque la vision récente du film d’Ozu le goût du Chasuke lui donne envie d’aller goûter ce plat de riz dans un bouillon de thé vert.

Et dans ce deuxième volume, le gourmet s’ouvre à des plats plus internationaux: une pizza dans une ruelle de Shimokitazawa, une dégustation de frijoles péruviens à Shinjuku, des plats coréens sous un viaduc à Yûrakuchô ou même un couscous à Paris…

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La Chartreuse, un élixir de longue vie

le secret de la chartreuse_couvLe secret de la Chartreuse, Laurent Bidot. Editions Glénat, 48 pages, 13,90 euros.

Pour une maison d’édition grenobloise, ce retour à la grande Chartreuse s’imposait, tant le monastère et sa liqueur sont un marqueur connu de la capitale du Dauphiné et ses environs. Au point que les moines ont donné leur nom au massif montagneux qui les abrite.

Déjà auteur d’une , Laurent Bidot se replonge plus précisément cette fois dans l’histoire de la liqueur qui a fait la réputation des Chartreux dauphinois. Une histoire qui vient de loin et, sans doute originellement d’Orient. Ici, c’est au XVIe siècle que l’on trouve trace de la recette de cet « élixir de longue vie ». Donnée aux moines des montagnes alpines, pour leur capacité à trouver les nombreuses plantes destinées à sa fabrication, elle va ensuite être transmise de moine en moine au fil du temps. Avec une recette qui va s’améliorer selon le talent des uns et des autres, baisser en intensité (la première titrait 71° !), prendre une jolie teinte verte et un goût plus agréable. Puis le XIXe siècle verra naître la Chartreuse jaune, plus délicate. La liqueur va aussi être soumise aux turbulences de l’histoire: expulsion des moines pendant la Révolution, exil en Espagne, etc. C’est toute cette histoire qu’une jeune Japonaise, étudiante en oenologie, va aussi découvrir, alors qu’elle s’apprêtait à réaliser un livre sur le Cognac et qu’elle s’est vue bizarrement réorientée vers ce nouveau sujet d’étude…

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Asaf Hanuka et Jacques Tardi à l’honneur aux Eisner Awards 2016

Les Eisner Awards 2016 viennent d’être décernés lors du Comic Con de San Diego. Avec deux « Français » à l’honneur: l’album KO à Tel-Aviv d’Asaf Hanuka et Jacques Tardi.

eisnerawards_logo_14Sélectionné pour les Eisner Award (catégorie Meilleur album étranger), KO à Tel-Aviv, de l’Israëlien Asaf Hanuka vient de se voir décerné le prestigieux trophée pour cette année 2016. Les autres prétendants étaient Alpha (Alpha Directions aux Etats-Unis – de Jens Harder et son ambitieuse tentative de décrire les origines du monde), L’Eternaute (The Eternaut, la magistrale série de SF du défunt Héctor Germán Oesterheld et Francisco Solano Lòpez, qui a reçu par ailleurs l’Award du Best Archival Collection/Project—Strips), Un regard par dessus l’épaule de Pierre Paquet et Tony Sandoval (devenu A glance Backward aux Etats-Unis) et La marche des crabes, l’hilarante trilogie d’Arthur de Pins (The March of the Crabs, by Arthur de Pins (BOOM! Studios/Archaia)…

 

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Les 24 Heures du Mans… Trop Ford !

24 heures du Mans_1968-1969_couv24 heures du Mans : 1968-1969, rien ne sert de courir, Youssef Daoudi (scénario), Robert Paquet et Christian Papazoglakis (dessin). Editions Glénat (collection Plein gaz), 48 pages, 13,90 euros.

Et the winner is… Ford ! A la fin des années 60, la firme américaine s’est mise à dominer les 24 heures du Mans, alors course référence du sport automobile, tous genres confondus.

La prise du pouvoir au Mans de Ford remonte à 1966, alors que Ferrari dominait jusqu’alors l’épreuve. Une passation pouvoir contée dans le tome 1 de 24 heures du Mans qui relate les éditions 1964, 65, 66 et 67. Le tome 2 vient de sortir. Il évoque les années 1968 (avec une course décalée de juin à septembre, suite aux évènements de mai 68) et 1969 qui voient les ambitions de Porsche buter deux fois de suite face aux « vieilles » mais rapides et surtout fiables Ford GT 40…

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Stupor Mundi, album lumineux sur une camera obscura

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Stupor mundi, Néjib. Editions Gallimard, 288 pages, 26 euros.

C’est du pouvoir des images que parle – notamment – Stupor Mundi. Sujet ô combien d’actualité donc. Même si son récit se déroule au… XIIIe siècle.

Un savant oriental, Hannibal Qassim El Battouti a été violemment chassé de Bagdad, par le dogmatisme religieux en vigueur et quelques querelles de palais. Il a trouvé refuge sur les terres de Frédéric II, le petit-fils du légendaire Frédéric Barberousse, empereur éclairé.
Hannibal, sa fille Houdé (hypermnésique m

ais que les violences à Bagdad ont rendu incapable de marcher) et son esclave, El Ghoul (un guerrier farouche) arrivent au Castel del Monte, en Italie. Cette forteresse singulière, similaire à une Villa Médicis implantée dans les Pouilles, est dédié aux « esprits les plus éminents du temps » et accueille une communauté de savants, oeuvrant pour la plus grande gloire de Frédéric II, alias « Stupor Mundi », la stupeur du monde.

Là, Hannibal pense trouver le soutien et l’environnement nécessaire pour achever son oeuvre: Beït-el-Dhaw, qui prend la forme d’une étrange construction et qui pourrait bouleverser le rapport des hommes avec leur perception de leur environnement. Mais, à Castel del Monte aussi, il devra affronter l’étroitesse d’esprit de certains. Et Stupor Mundi a aussi une idée très politique et stratégique d’utilisation de l’invention à venir du savant arabo-musulman…

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Et de treize pour Nino, le minot de l’OM

Droit au but, t13_couvDroit au but, tome 13 : pour Nino. Thierry Agnello, Davoine (scénaristes), Jean-Luc Garrera, Colombo (dessinateurs), Editions Hugo BD. 10,45 euros. 48 pages.

La série « Droit au But » ravit depuis quelques années les jeunes amoureux à la fois de l’Olympique de Marseille et de la bande dessinée. L’histoire est certes simpliste mais efficace, mêlant selon le principe de la série les personnages aux footballeurs réels. Elle raconte l’ascension de Nino, apprenti footballeur à l’OM.

Dans ce, déjà, treizième album, il dispute le Mondial des clubs des jeunes avec le n° 13 offert par Rémy Cabella. Et grâce à deux buts et une passe décisive, il qualifie son club pour les quarts de finale. Mais des confidences mal interprétées faites à la presse locale vont casser l’ambiance dans le vestiaire…

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Cartier-Bresson, l’homme libre et la photo de la prisonnière

cariter-bresson_couvCartier-Bresson, Allemagne 1945, Jean-David Morvan (scénario), Sylvain Savoia (dessin). Editions Dupuis, Aire Libre / Magnum photos, 140 pages, 19 euros.

Après la réussite d’un premier album consacré à Capa et à sa photo du débarquement de 1944 en Normandie, Dupuis et Magnum poursuivent leur collaboration visant à rappeler quelques photos et photographes mythiques du XXe siècle. Cette fois, il s’agit d’Henri Cartier-Bresson et d’une autre photo liée au second conflit mondial, celle de la dénonciation d’une collabo au camp de Dessau, en Allemagne, en 1945.

Mais le récit débute l’année suivante, alors que Cartier-Bresson s’apprête à partir pour l’Amérique et que Robert Capa conseille au futur cofondateur de l’agence Magnum de se dire plus photojournaliste que photographe surréaliste, car ce sera la « clef de sa liberté ». Cette liberté, Cartier-Bresson se la remémore depuis ses débuts dans la photo, tout jeune en Afrique, au Mexique, dans le Paris du Front populaire. Et jusqu’à la guerre, où il dût enterrer son Leica et subir de longs mois d’enfermement comme prisonnier de guerre dans un stalag. Après plusieurs tentatives, il parvient à s’évader, retrouve son appareil et se remet à immortaliser les intellectuels parisiens tout en s’investissant dans la résistance. C’est d’ailleurs pour le mouvement des prisonniers de guerre qu’il entreprend le film Le Retour, pour lequel il va se retrouver à Dessau, en mai 1945 et ou il capturera ce cliché d’une femme en frappant une autre qu’elle a reconnu comme ayant été une informatrice des nazis…

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Michel Vaillant, looser ?

Michel Vaillant_renaissance_couvMichel Vaillant, saison 2 – tome 5 : Renaissance. Philippe Graton et Denis Lapière (scénario), Benjamin Benéteau et Marc Bourgne (dessin). Editions Dupuis. 56 pages. 15,50 euros.

Autrefois Michel Vaillant était un héros avec un grand « H ». Le plus grand pilote automobile de tous les temps. Un champion du monde de F1 capable de gagner les 24 heures du Mans comme le Dakar ou des rallyes. Avec lui, tout était bien qui finissait bien, au cœur d’une saga familiale où chacun jouait sa partition pour le plus grand succès de la marque maison, « Vaillante ». Oui, mais voilà, le temps a fini par passer. L’âge d’or de Michel Vaillant version Jean Graton aussi. Et le winner est devenu, depuis le lancement en 2013 de la « nouvelle saison », avec une numérotation repartie à zéro après 70 tomes, un… looser !

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