Norédine Allam, « Muslim » plus vraiment comique

Le visuel - sans ambiguïté - qui illustre l'exposé de Norédine Allam

Le visuel – sans ambiguïté – qui illustre l’exposé de Norédine Allam

Les comics sont-ils dangereux pour la jeunesse ? La critique est sans doute aussi vieille que l’apparition des premières publications, avant guerre. Cette fois, c’est la jeunesse musulmane à qui est adressée plus précisément cet appel à la vigilance. Et particularité, c’est un (ex)-dessinateur de bande dessinée lui même qui se fait le procureur : l’Amiénois Norédine Allam, auteur de la trilogie du Muslim Show.

Son blog du BDouin, qui sert habituellement de vitrine à ses productions ou à des strips gentiment moralisateurs promouvant les préceptes de l’islam, s’enrichit depuis le 26 avril d’un « modeste exposé » sur le danger représenté par ces « nouvelles idoles des temps modernes ». Mais ici, aucune fascination dans ce titre. Et c’est au sens propre, au sens religieux et au premier degré qu’il faut entendre le terme « idole »…

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Didier Deschamps et l’Equipe de France: but atteint !

Deschamps 1er_couvDeschamps 1er, Roi des Bleus, Faro. Editions Jungle, 56 pages, 12,95 €.

Adapter en bande dessinée un personnage ou un événement sportif de renom ? Avec le temps, l’exercice s’est généralisé. Mais pas toujours avec succès. Tel l’inénarrable Il faut shooter Domenech ! en 2010.
La sortie de Deschamps 1er, Roi des bleus s’annonçait donc délicate… Rien que la naïveté du titre de l’album, déjà, inquiétait… Sauf que l’auteur, Faro, a parfaitement justifié le sous-titre (« dans les coulisses de l’équipe de France ») en suivant d’entrée scrupuleusement l’histoire des Bleus sous Deschamps. C’est-à-dire depuis la nomination de « Dédé », de son refus initial à son acceptation une semaine plus tard, à la place de son ex-ami, Laurent Blanc, subtilement égratigné aux moments opportuns.

Alors certes, il n’y a pas de quoi se tordre de rire à chaque page. Certes, c’est finalement sans surprise. Certes le dessin du Niçois Faro (de son vrai nom Christophe Faraut), proche de la caricature, n’apparaît pas comme une évidence pour une bande dessinée, même si l’illustrateur majeur du célèbre almanach Vermot n’en est pas à son coup d’essai (son éclectisme lui a valu notamment de sortir deux tomes d’une BD consacrée à François Hollande (Moi président, ma vie quotidienne à l’Élysée). Certes, certes, certes…

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Le « Roi Ours » couronné par les lycéens picards

Le 18e Prix du meilleur premier album des lycéens picards est connu. Il s’agit du Roi Ours (ed. Delcourt) de Mobidic.

roi-oursAprès les collégiens de la Somme, c’est au tour des lycéens de Picardie de livrer leur choix, en matière d’albums de bande dessinée.
Pour la dix-huitième fois consécutive, l’association On a Marché sur la Bulle a accompagné un jury de jeunes lecteurs (de lycées professionnels, techniques et agricoles) dans un travail de lecture et d’analyse de bandes dessinées.

Cette année, c’est l’album Roi ours (éd. Delcourt) qui a été privilégié par les lycéens (après avoir remporté 178 voix sur un total de 556 votes). Un récit qui voit une jeune fille promise au sacrifice au dieu Caïman, sauvée par le Roi Ours.
Son auteure, Mobidic est une jeune illustratrice, scénariste et coloriste formée à l’école de cinéma d’animation de La Cambre puis à l’école Saint-Luc, en Belgique. Et elle se dessine la plupart du temps sous la forme d’un escargot

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Au HSE, c’est la chute finale

HSE3_couvHSE, tome 3, Xavier Dorison (scénario), Thomas Allart (dessin). Editions Dargaud, 52 pages, 13,99 euros.

Félix Fox est en plein krach. Si l’action au Human stock Exchange (HSE) du petit vendeur de voitures a monté en flèche, sa vie personnelle a touché le fond. Sa femme l’a quitté, après avoir appris qu’il avait hésité à suivre l’ordre de ses actionnaires, qui lui demandaient de faire avorter sa compagne. Et il se refuse à poursuivre son existence d’homme « coté ». Mais il n’est pas si facile de ressortir du jeu, surtout quand son évaluateur, Simon Sax, fait de Félix le prototype et l’emblème publicitaire d’un « second marché » du HSE où il s’agira de pouvoir coter l’humanité entière…

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Black sands, une île guère pacifique

black sands_couv_lightBlack sands, Unité 731, Tiburce Ogier (scénario), Mathieu Contis (dessin). Editions Rue de Sèvres, 112 pages, 18 euros.

Tiburce Ogier est de retour aux éditions Rue de Sèvres. Après l’ouest sauvage et onirique de Buffalo Runner, c’est une île guère plus pacifique qui sert de cadre à cette histoire surprenante, mixant récit de guerre, attaque de zombies et fait historique.

En cet été 1943, la guerre bat donc son plein entre Américains et Japonais dans le Pacifique. Une guerre sans merci doublée d’opérations spéciales comme celle qui fait l’objet du débarquement nocturne d’un petit commando sur une île au large de la Nouvelle-Guinée. Quelques jours plus tard, six rescapés du naufrage de leur destroyer s’échouent à leur tour sur cette île mystérieuse et très dangereuse. Car en plus des patrouilles japonaises, les hommes sont assaillis par zombies agressifs qui vont progressivement les décimer. L’un des rares survivants, le caporal Joseph Gregovitkz, découvrira alors le secret de l’île et une horreur encore plus grande. Et plus humaine…

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Un « Fluide » très gai pour ce printemps

Fluide_gai-luron_couvC’est « Ze come back ». Et un retour exceptionnel, en ce mois d’avril, dans Fluide Glacial: celui de Gai-Luron.

Le célèbre chien à la Droopy de Gotlib fait doublement la une du mensuel qui l’a un temps hébergé. D’une part, avec la réédition de tous ses albums mais surtout par l’annonce de la relance du personnage par Pixel Vengeur (au dessin) et Fabcaro (au scénario).
De quoi justifier la couv’ et un dossier intérieur.
Si l’on peut passer l’édito de Yan Lindingre, pas très inspiré et laborieux, Gérard Viry-Babel livre un bel article récapitulatif sur l’histoire de Gai-Luron. Son apparition le 12 juillet 1964 dans le journal Vaillant comme personnage annexe de Nanar et Jujube, puis son importance croissante dans la série au point d’en évincer le garçonnet et son renard dès 1967 où il en devient le personnage central (dans une évolution inverse à celle des Bidochon qui, eux, ont évincé le chien Kador). Gotlib passera ensuite la main au dessinateur Dufranne et, en 1975, Gai-Luron arrive avec son créateur à Fluide glacial, sous forme d’albums et d’une dernière aventure signée Gotlib, Gai-Luron en slip qui marque aussi le « chant du cygne » de l’auteur en BD, comme Gotlib l’explique dans un entretien. Suit un autre entretien avec Fabcaro et Pixel Vengeur sur la manière dont s’est faite cette reprise et sur le rythme variable des nouvelles apparitions du personnage, du gag en un seul dessin à l’histoire de quatre pages…

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Médiapart refait la Révolution française

Médiapart_bd_révolution françaiseOn a dit ici tout le bien qu’il fallait penser de la relecture historique de la Révolution française à l’aune d’une nouvelle révolution à venir, faite par Gregory Jarry et Otto T (aux éditions FLBLB).

Signalons donc que le site Médiapart publie cette Petite histoire de la Révolution française en accès libre jusqu’à début mai. De quoi, en ce printemps de Nuit debout et de contestation latente, « expliquer la Révolution à ceux qui vont faire la prochaine ».

 

Les collégiens samariens ont attrapé le Grand méchant renard

Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner (éditions Delcourt) remporte le prix bande dessinée 2016 des collégiens samariens, organisé par l’association On a marché sur la bulle, dans le cadre des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.

Prix collégiens samariens 2016Changement de style, mais affirmation d’un même goût pour les élèves décernant le Prix de la bande dessinée des collégiens samariens 2015-2016. Après la série Gung Ho, l’an passé, ils ont choisi cette fois Le grand méchant renard, et le style humoristique animalier de Benjamin Renner. Cet album a recueilli 31,5% des suffrages, devançant assez largement Le jardin de minuit, d’Edith et Alvin, de Renaud Dillies et Régis Hautière. Les trois autres albums sélectionnés étaient Undertaker, Jim Hawkins et Un océan d’amour.

Rappelons que l’idée centrale de ce projet, porté par le Conseil départemental de la Somme et la DRAC, est d’utiliser la bande dessinée comme moyen de favoriser les pratiques de lecture auprès du jeune public..

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La Résistance par la Racine

Femmes en résistance_mila Racine_couvFemmes en résistance, tome 4: Mila Racine, Régis Hautière et Francis Laboutique (scénario), Olivier Frasier (dessin), Emmanuelle Polack (dossier historique). Editions Casterman, 64 pages, 14,50 euros.

Après la pilote anglaise Amy Johnson, après la pacifiste allemande Sophie Scholl et la militante française Berty Albrecht, c’est une quatrième figure méconnue de femme résistantes qui est dévoilée ici, celle de Mila Racine, cette jeune femme juive qui a mis sur un pied un réseau d’exfiltration d’enfants juifs, entre Nice, la Haute-Savoie et la Suisse.
Arrêtée en octobre 1943, elle est d’abord enfermée à l’hôtel du Pax à Annemasse (Haute-Savoie) sans que sa réelle identité soit découverte. Transférée ensuite à la prison Montluc de Lyon, c’est comme « résistante politique » qu’elle est ensuite envoyée au camp de Royalieu, à Compiègne (dans l’Oise) avant d’être déportée vers Ravensbrück dans le même convoi que Geneviève de Gaulle. A quelques jours de la libération, c’est un bombardement allié qui la tuera, alors qu’elle s’était porté volontaire pour faire partie d’un kommando de travail oeuvrant aux voies ferrées près du camp de Mathausen.

Comme les trois autres, Mila Racine croisera aussi la route de Gerda, l’espionne de l’Abwehr. Mais celle-ci, transformée par sa rencontre avec Berty Albrecht mène désormais un autre combat, tout aussi dangereux. Son destin et les liens qui la rattachent à la journaliste Claire Guissart, qui a retrouvé son carnet, vont enfin être pleinement dévoilés…

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Toujours sous le choc

Choc_tome 2_couv Choc, les fantômes de Knightrave, tome 2, Stéphan Colman (scénario), Eric Maltaite (dessin). Editions Dupuis, 88 pages, 16,50 euros.

Après l’exploit londonien et le vol réussi de l’or du royaume et du plus beau diamant du monde, c’est du Brésil à la Birmanie en passant par New York que se poursuit l’opération de M.Choc. Cette fois pour liquider quelques comparses trop autonomes et enrichir encore sa fortune de fructueux cambriolages ou d’une livraison d’armes. En parallèle, toujours hanté par ses fantômes et dans des vapeurs alcoolisées, Choc se remémore son enfance. Retour en 1934, où le jeune Eden a réussi à s’enfuir de Blackwood et fait ses premiers vrais débuts dans la délinquance dans la bande de « Monsieur » avant de faire une rencontre déterminante, celle du « Duke », William Georges Arthur Shok…

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