Google Lagaffe

Ce vendredi 28 février, Google fête l’anniversaire de la naissance de Gaston Lagaffe, le célèbre personnage inventé par le non moins célèbre André Franquin.

C’est en effet le 28 février 1957 que Gaston fit sa toute première apparition dans les pages du Journal de Spirou. Toute la journée, cet anti-héros rêveur et inventif est ainsi apparu en home page du moteur de recherche, en France et Belgique, mais aussi Danemark, Norvège, Allemagne et Hollande.

On ne sait ce qu’aurait pensé Franquin, ou son héros, d’une telle notoriété. Ou si : « m’enfin ! »

 

 

Très moderne et fantaisiste Olympia

Moderne Olympia, Catherine Meurisse. Editions Futuropolis, 72 pages, 17 euros.

Après le Louvre (et même le Louvre-Lens), Futuropolis initie une nouvelle collaboration avec un autre musée national, celui d’Orsay. Et pour débuter cette collection, c’est l’Olympia, le célèbre tableau de Manet qui est à l’honneur, réinterprété de façon très libre par Catherine Meurisse, dessinatrice à Charlie Hebdo et auteur de Savoir-vivre et mourir (ed. Les Echappés).

Olympia, vêtue (ou plutôt dévêtue comme dans le tableau) de son seul ruban noir autour du cou, se languit en regardant Roméo et Juliette, rêvant de vivre le grand amour et de se voir en haut de l’affiche. Mais lorsqu’elle rencontre Romain, jeune acteur prometteur, c’est un drame égal à celui conté par Shakespeare qui se déroule. Olympia fait partie du clan des « refusés », Romain, lui est des « officiels ». Et il faudra en plus dépasser la jalousie de Vénus, la diva aux trois cupidons. De quoi bouleverser tout ce petit monde qui « tourne » dans les tableaux réalisés comme des films. Mais heureusement, le monde de l’art bouge. Ainsi, les tournages commencent même à se faire « en extérieur »…

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Le Téléscope entre quatre planches…

Le site d’informations locales Le Télescope d’Amiens va s’arrêter en avril. Il avait développé, notamment, une originale et intéressante production de « BD-reportages ».

Un journal d’informations qui s’arrête, c’est toujours triste. C’est donc le cas pour le Télescope d’Amiens. Nos jeunes confrères ont décidé de stopper l’aventure entamée voilà dix-sept mois, faute d’avoir obtenu suffisamment d’abonnés à leur formule de média payant en ligne.

S’agissant plus spécifiquement du genre évoqué ici, la bande dessinée, l’expérience du Télescope aura permis de découvrir en tout cas aussi un jeune dessinateur, Ludovic Rio. Un reporter-dessinateur doué, autant pour décrire la vie d’une équipe de foot américain, la vie d’un quartier d’Amiens, de rappeler un procès du début du XXe siècle ou de porter une réflexion ludique et pertinente sur l’art séquentiel.

Il vient d’ailleurs d’ajouter un nouveau chapitre à cette réflexion, pour savoir si « l’avenir de la bande dessinée est numérique.

Le Télescope était né avec une BD qui racontait sa genèse. Sa mort annoncée devrait aussi s’accompagner d’une dernière série de planches, annonçait le site ce mardi. On regrette de les voir arriver si vite, mais on les lira encore avec intérêt. Et nul doute qu’on retrouve Ludovic Rio, qui a déjà publié quelques petits ouvrages intéressants, dans d’autres expériences du 9e art.

L’occupation en Bretagne en juin 44
en rouge, blanc et vert de gris

Les souliers rouges, tome 1: Georges, Gérard Cousseau, Damien Cuvillier. Éditions Grand Angle, 48 pages, 13,90 euros.

Damien Cuvillier et Gérard Cousseau se retrouvent après Les sauveteurs en mer. Mais  dans un tout autre genre, autant pour le trait que pour le ton du récit. L’humour et le style cartoon laissent place ici à une histoire plus dramatique, belle rencontre d’amitié entre un ado et un Russe exilé sur fond de débarquement en Normandie, portée par un dessin réaliste de toute beauté.

En juin 1944, en Bretagne occupée, un tragique concours de circonstances va créer un drame au village de Saint-Nicolas-du-Pélem. Au départ, pourtant, l’occupation ne se déroule pas trop mal pour Jules, jeune homme de 17 ans, qui passe ses journées à enrichir l’ordinaire en dégommant les écureuils au lance-pierre ou en pêchant les truites. Sa rencontre avec Georges, un Russe blanc (aux chaussures rouges, par anti-bolchevisme, pour « les piétiner à chaque pas »…) érudit venu se réfugier dans le château du village, va marquer une première inflexion pour lui. L’arrivée d’une escouade de cosaques et de SS va entraîner une autre évolution. Surtout après qu’un soldat à été tué par de jeunes maquisards…

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Un vrai poison de jeune fille

Violette Nozière, Eddy Simon (scénario), Camille Benyamina (dessin). Editions Casterman, 96 pages, 20 euros.

Violette Nozière fait partie de ces grandes affaires criminelles qui ont marqué l’entre deux guerres, au vingtième siècle. Mais si son nom est passé à la postérité, si son histoire rappelle vaguement quelques souvenirs – une toute jeune femme empoisonneuse et parricide – son profil psychologique conserve encore son lot de mystères.

En 1934, devant les Assises, à Paris, à peine âgée de 19 ans, elle est jugée pour avoir tenté d’empoisonner ses parents. A la deuxième tentative, son père en décédera, sa mère survivra et viendra témoigner à la barre. Au-delà du contexte criminel, Violette Nozière deviendra aussi un enjeu de société, défendue notamment par les surréalistes en qui ils voient un exemple de tentative d’émancipation féminine face à une société conservatrice. Plus tard, Chabrol en tirera un film qui insistera, lui aussi, sur l’atmosphère étouffante qui entourait la jeune meurtrière. C’est un portait légèrement différent qu’en donnent ici Eddy Simon et Camille Benyamina.

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Gotlib, historique, forcément historique

Et ça se rapproche ! Sortie annoncée pour la semaine prochaine en kiosques d’un numéro collector historique pour les 80 ans de Gotlib.

Pour l’occasion, Dargaud et Audie/Fluide glacial s’associent pour faire paraître ce magazine unique, consacré au grand maître de la bande dessinée. On devrait y retrouver tous les grands personnages gotlibiens : Gai-Luron, Superdupont, les deux inspecteurs Bougrat et Charolles, Isaac Newton et sa pomme, etc.

Prélude à une célébration qui sera marquée aussi par une grande exposition sur les Mondes de Gotlib, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, à Paris (du 12 mars à fin juillet).

Centenaire 14-18 : la BD en ordre
de bataille dans la Somme

Alors que le centenaire de 1914-1918 commence à se mettre en place, la bande dessinée sera bien présente dans la commémoration de la Grande Guerre. En particulier à Amiens et dans la Somme.

Tardi avait oeuvré en pionnier du genre. Mais ces dernières années, on ne compte plus les albums en lien avec la Première Guerre mondiale. Une tendance qui ne pouvait être ignorée dans un territoire comme la Somme, qui fut l’un des épicentres des combats.

Dès 2009, l’association On a marché sur la Bulle et l‘Historial de Péronne ont monté trois grandes expositions sur le sujet, consacrées à Tardi, à Fritz Haber de David Vandermeulen et une expo collective. En parallèle, le centre de ressources sur le 9e art d’Amiens réalisait aussi sa propre exposition, L’écho des tranchées », pour la bibliothèque départementale de la Somme.

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Adrastée, le beau sens de la vie

Adrastée, tome 2, Mathieu Bablet. Éditions Ankama, 80 pages, 15,90 euros.

Mathieu Bablet poursuit et achève sa relecture toute personnelle de la mythologie grecque. L’ancien roi d’Hyperborée finit son immortelle randonnée. Il veut atteindre l’Olympe afin de demander aux dieux la raison de cette malédiction d’immortalité qui le frappe, lui qui, fatigué de la vie, à déjà vécu plus d’un millénaire. Il trouvera une réponse, mais, pas celle attendue.
De l’Olympe aux portes des enfers, c’est avec une douce ironie qu’il se découvrira, non pas doté d’un pouvoir particulier (même maléfique mais singulier), mais plutôt privé d’un attribut banal des hommes… Il retrouvera aussi, un instant, Adrastée, qui donne ce nom à cet envoûtant diptyque.

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Guiscard accueille Tintin
pour trois semaines

Une expo-vente de plus de 600 objets de l’univers de Tintin a lieu à Guiscard, dans l’Oise, jusqu’au 15 mars. On vous en parle dans le Courrier picard de ce jour.

C’est le genre d’infos qui ravit les « tintinophiles » mais peut largement intéresser au-delà. Entre l’achat compulsif du collectionneur et la visite en spectateur de l’exposition.

Jusqu’au 15 mars, une telle expo-vente de plus de 600 objets en lien avec le célèbre reporter d’Hergé a lieu en Picardie, à Guiscard, dans l’Oise, organisée avec le concours de l’association des Farfadets. Et l’accès est gratuit.

A l’origine de l’opération, un quadragénaire Noyonnais (qui souhaite rester anonyme), qui a souhaité se séparer de sa collection.

On vous en dit plus dans un article du cahier week-end du Courrier picard de ce vendredi 21 février.

L’évasion cubaine de Berthet et Hautière

Perico, tome 1, Philippe Berthet, Régis Hautière. Editions Dargaud, 64 pages, 14,99 euros.

Retour dans les années 50 pour le dessinateur de Pin-Up, mais dans une tout autre ambiance, avec un récit de polar concocté par l’Amiénois Régis Hautière.
La Havane, juin 1958. A quelques mois du triomphe de la révolution, le régime du dictateur Batista se délite. Et l’assassinat d’un Américain, qui ouvre l’album, va provoquer d’autres ondes de choc. Joaquin, un jeune homme employé par le chef de la pègre locale va notamment se retrouver embarqué dans une histoire qui le dépasse, pour avoir voulu aider son frère, partisan des barbudos de Castro…

Un meurtre, une mallette pleine de dollars, un jeune idéaliste romantique, une belle chanteuse promise au dictateur local, une ambiance poisseuse et tropicale. Tous les ingrédients du polar vintage sont ici réunis, avant que la fuite des deux héros vers l’Amérique et le mythe d’Hollywood ne fasse basculer le récit vers le road-movies… tout en conservant sa trace sanglante…

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