Ignition City, Warren Ellis et Gianluca Pagliarani. Editions Glénat, 144 pages, 14,95
1956. Après l’interruption de la 2nde Guerre par une attaque martienne, le monde a beaucoup changé. Des aliens de diverses espèces ont pris contact avec l’humanité. Nous apportant leur technologie avancée, les voyages spatiaux sont maintenant devenus une réalité.
Ignition City est l’une des bases spatiales qui ouvre la porte des étoiles, c’est aussi le lieu où s’échouent les ratés de l’espace. C’est ici que Mary Raven, la fille d’un pilote légendaire débarque pour comprendre comment et pourquoi son père est mort. Tout n’est pas si simple à Ignition City, la base ne demande qu’à s’enflammer. Mary va-t-elle être l’étincelle qui va tout faire exploser…
Une uchronie, oui mais avec si peu de rapport avec notre monde que l’on se croit dans une bonne vieille BD de SF. Il faut dire que Warren Ellis a mis le paquet et que les comics britanniques sont à la hauteur de leurs cousins yankees.
Après Dargaud qui pioche dans le célébrissime fond des DC comics, Glénat nous fait découvrir des personnages moins connus mais tout aussi porteurs d’intérêt. Même pour un lecteur blasé, Ignition City, avec son côté rétro-futuriste ne manque pas d’attraits et le côté steampunk où l’on retrouve un mélange de SF et de western nouvelle frontière est assez plaisant. Une dose d’humour, un paquet de violence, des aliens zarbis, des secrets et des magouilles… il y a un peu de tout en assez bonne quantité pour que le cocktail prenne.
Si Gianluca Pagliarani, le dessinateur, est assez irrégulier en ce qui concerne les personnages, ses décors ne manquent pas de vérité. Le label démarre sous d’heureux hospices, il n’y a plus qu’à confirmer cette bonne impression.
















