Carla Bruni Wonder-woman

Après Carla mannequin, Carla chanteuse et Carla première dame de France, voici Carla super-héroïne de Comics. Pas forcément de quoi accroître son prestige !

La première dame de France... héroïne de comics américains !

Il faudrait y voir – paraît-il – une forme de reconnaissance internationale.
Après avoir fait partie du casting de l’album (moyen, moyen) Sarkozy et ses femmes du journaliste Renaud Dely et du dessinateur Aurel, Carla Bruni-Sarkozy  fait son entrée dans le monde des… comic-books US. La collection « Female Force » de l’éditeur US Bluewater, dédiée aux « biographies of amazing women », et dont des femmes politiques sont les héroïnes,  lui consacre en effet une biopic (après Michelle Obama, Sarah Palin , Lady Di ou Hillary Clinton).

Une « Force » qui Female…

La « plus célèbre première dame en France depuis Joséphine de Beauharnais », comme l’explique avec une sobriété rare le communiqué de presse ne sort pas franchement grandie de l’exercice. La bande dessinée est même franchement hideuse et, pour ce qu’on peut en voir (le blog Kamui Robotics s’est chargée de la corvée de façon assez pertinente), d’une assez confondante niaiserie. Ou d’une franche drôlerie si on imagine la tête que devrait faire notre première dame de France en voyant l’image qu’on a fait d’elle.

Il en coûtera aux fans américains 3,19 $ pour acquérir l’ouvrage sur le site de l’éditeur. Car, pour l’heure, nous en informe l’AFP, une sortie française n’est pas prévue… On peut se réjouir, parfois, du retard français sur les nouveautés américaines.

« De briques et de sang » (et quelques autres) dans la sélection officielle d’Angoulême 2011

C’est encore dans deux mois, mais le prochain festival d’Angoulême commence à s’immiscer dans l’actualité.

L'affiche du festival 2011, signée Baru

La « sélection officielle » des meilleurs albums de l’année a ainsi été révélée tout récemment.

Plutôt relevée, en l’occurrence. Et c’est donc avec d’autant plus de plaisir qu’on y a trouvé plusieurs albums chroniqués – ou en tout cas appréciés – ces derniers mois.

Et, en premier lieu, De briques et de sang de nos Picards Régis Hautière et David François, qui obtient là une jolie reconnaissance.

Autres « nominés » « chouchous » de l’année :

Trois Christs de Denis Bajram et Valérie Mangin

Les derniers jours d’un immortel de Vehlmann et Gwen de Bonneval

Fritz Haber, t.3 de David Vandermeulen (dont on devrait reparler très prochainement).

Et, en sélection Jeunesse, le tome 5 de la jolie série Seuls de Gazzoti et du même Velhmann.

Rappelons que le Palmarès Officiel du Festival international de la bande dessinée sera décerné à Angoulême dimanche 30 janvier 2011, dernier jour de la 38e édition du Festival.
Il récompensera des albums publiés entre décembre 2009 et novembre 2010
en langue française, quels que soient leurs pays d’origine.
Ces dix prix d’Angoulême seront attribués par plusieurs jurys, et désignés
par ces jurys au sein de trois listes spécifiques d’ouvrages présélectionnés,
listes établies au fil de l’année 2010 par un Comité de sélection réuni
par le Festival, parmi un total de 86 livres.

Au vu de la production totale annuelle de bandes dessinées, faire partie des sélectionnés est, déjà, en soi, une récompense.

 

Nicolas Poupon sort la tête du bocal

Nicolas Poupon dédicacera ses albums, notamment les six tomes d’Au fond du bocal, le 10 décembre à Amiens.

Difficile de ne pas craindre de tourner en rond avec une histoire de poissons rouges dans leur bocal. Nicolas Poupon y parvient pourtant depuis six albums. Né un peu par hasard, produit ensuite à un rythme dense pour BoDoï, les gags – parfois très noirs – s’enchaînent désormais au fil des pages, avec un succès grandissant auprès du public.

Pédagogue et aimant faire partager sa passion (on se souvient d’un « cours » avec des scolaires particulièrement charismatique voilà deux ans lors du festival de bandes dessinées d’Amiens), Nicolas Poupon révèle aussi d’autres talents, en dehors du bocal, comme dans son one-shot Faire semblant les jours d’orage, chronique sociale en demi-teinte et habile avec deux jeunes de banlieue.

Bref, une belle rencontre à faire, à quelques jours de Noël, ce 10 décembre à la librairie Bulles en Stock d’Amiens.

La BD au salon du livre de Creil

Si avec les Rendez-vous de la Bande dessinée d’Amiens, la Picardie compte un salon majeur du 9e art, d’autres villes de la région font rayonner le genre. De Saint-Quentin à Creil.

La cité du sud de l’Oise organise ainsi du 18 au 24 novembre  son 24e salon du livre et de la bande dessinée (sur le thème des « Mythes et légendes »).

Dans ce dernier registre, on note la présence annoncée d’une grosse vingtaine d’auteurs, parmi lesquels Thierry Ségur (des inoubliables Légendes des contrées oubliées), Tito (la série Tendre banlieue), Turf (et sa Nef des fous), le jeune et talentueux dessinateur du Banni Stacy Tarumbana ou… Uderzo. Non pas Albert, papa d’Astérix, mais son frère Marcel Uderzo (qui compte une trentaine d’albums à son actif) !

Les auteurs de la région seront aussi bien sûr présents, comme Alex-Imé (qui viendra aves ses Contes inuits en BD), Damien Cuvillier (pour sa récente Guerre secrète de l’Espace, déjà évoquée ici) ou le scénariste Régis Hautière (De Briques et de Sang). Et autre présence picarde lors de la manifestation, l’expo « Petite souris, grosse bêtise », réalisée par l’association On a marché sur la bulle autour de l’album du même nom de Dauvillier et Kokor sera visible jusqu’au 27 novembre.

Largo Winch aujourd’hui à la « une »

C’est ce 12 novembre que paraît le 17e tome des aventures de Largo Winch, Mer noire. Une date saluée en « une » par Aujourd’hui en France. Autre date notable !

En dehors des souvent réjouissants mais sempiternels numéros au moment du Festival d’Angoulême ou des rares « monuments patrimoniaux » du genre comme Astérix ou Tintin, il est très rare que la presse quotidienne dédie sa « une » à la bande dessinée.
On peut donc d’autant plus saluer l’initiative d’Aujourd’hui en France de ce vendredi 12 novembre. qui consacre la moitié de sa première page à Largo Winch, « la BD qui décrypte la crise« , à l’occasion de la sortie du 17e épisode des aventures du businessman aventurier. Certes, le quotidien populaire parisien ne prend pas de risques avec « l’un des héros les plus populaires de France« , mais c’est là une certaine forme de légitimisation « grand public » des ex « petits mickeys ».

Plaisir supplémentaire, les deux pages sur le héros de Francq et Van Hamme sont de qualité et offrent une très bonne vulgarisation de la série. Celles-ci sont signées Eric Giacometti, qui cite Jean Van Hamme : « Nous racontons des histoires destinées au grand public, si possible intelligemment construites et graphiquement efficaces. Il y a une règle : ne pas prendre nos lecteurs pour des attardés mentaux et ne pas les emmerder  avec des circonvolutions pseudo-littéraires... » avant de conclure : « une définition applicable à toute culture populaire de qualité. » Une définition qui vaut aussi, en effet, pour le journaliste, lui-même co-créateur de la (très bonne) série de polars mettant en scène le « commissaire franc-maçon » Antoine Marcas.