« Jojo » est orphelin

 André Geerts, le père  « Jojo » et de «

 

Mademoiselle Louise » est décédé

L'affiche réalisée, en 2004, par André Geert, pour le festival de bande dessinée d'Amiens.

L'affiche réalisée, en 2004, par André Geert, pour le festival de bande dessinée d'Amiens.

 mardi, à 54 ans. Les Editions Dupuis, qui publiaient ces deux séries de l’auteur belge, et qui ont annoncé la nouvelle hier.

 

En Picardie, on se souviendra que le dessinateur belge était venu plusieurs fois au festival de la bande dessinée d’Amiens, pour qui il avait même réalisé l’affiche des 9e Rendez-vous, en 2004.

Bruxellois, André Geerts avait commencé sa carrière en 1974 dans Le Soir-Jeunesse, avant de travailler à Spirou. C’est en 1983 qu’il avait lancé Jojo dans l’hebdo des editions Dupuis, personnage qui lui aura apporté la notoriété.  

A son actif, outre sa série-phare, Jojo, dont le 18e album, Mamy Blues sortira le 1er octobre prochain, on compte quatre albums de Mademoiselle Louise, deux de la série Monde cruel et un Sourire du commissaire.

Mac Orlan : la plaque de Riff Reb’s

Avec quelque retards – le temps d’arriver depuis Péronne – voici donc la plaque émaillée que l’on évoquait voilà quelques jours, créée par Riff Reb’s en l’honneur de Pierre Mac Orlan et qui désormais orne la salle de spectacles du même nom à Péronne.

Photo Jean-Marc Dufour / Courrier picard

Pour le contenu, le dessin parle de lui-même.

Vraiment du bon temps avec « Prométhée »

La sortie du nouvel album de la série Prométhée, est une bonne occasion de revenir sur cette série aussi intrigante qu’alléchante de Christophe Bec. Et qui réussit l’exploit de nous accrocher depuis trois albums… tout en nous laissant dans un brouillard assez complet.

Episode 1: la découverte

Petit rappel, le premier album, Atlantis, sort en 2008. Il laisse son lecteur dans un brouillard total, mais donne sacrément envie de connaître la suite, avec ce coctkail réussi de mythologie et d’enjeux technologiques d’anticipation.

Au fil de ces premières 48 pages, on aura assisté à une série d’événements planétaires aussi inexplicables qu’impressionnants : une navette spatiale qui disparaît en vol ; l’arrêt de toutes les horloges de la planète à 13h13 ; des navires engloutis, (dont le Titanic) qui ressurgissent intacts des flots ;  le crash simultané de milliers d’avions, etc.

Avec une telle matière, il fallait un sacré talent pour ne pas larguer le lecteur. L’auteur de Sanctuaire n’en manque pas. Et cette oeuvre, par son ampleur et son style graphique – dessin hyper-réaliste et planches détaillées à l’extrême – fait déjà songer à UW1 de Bajram, référence en matière de BD de science-fiction.

Episode 2 : la confirmation

Il a fallu attendre moins d’un an pour pouvoir se jeter sur le second album de la série (prévue en six albums), Blue Beam Project.

Les promesses esquissées par le premier tome, se confirment. Et, autre bonne nouvelle pour le lecteur toujours aussi perplexe, l’origine de la grande catastrophe planétaire de 13 h 13 semble aussi, en partie, se dévoiler : il pourrait bien s’agir d’un complot mondial à visée apocalyptique. À moins, comme dans X-Files que la vérité ne soit encore ailleurs…

Moins axée sur la mythologie antique que le précédent, sans balades spatio-temporelles, ce deuxième épisode gagne encore en densité ce qu’il perd en mystère. Mais de très nombreuses interrogations demeurent, notamment sur la nature d’une étrange construction édifiée sur une île déserte ou l’un des héros, victime du crash, est tombé.

Comme le récit est toujours aussi bien rythmé et somptueusement retranscrit graphiquement, c’est haletant et un peu frustré que l’on achève la dernière page…

Episode 3 : rebond

Après avoir penché vers la thèse complotiste, c’est de nouveau la piste extraterrestre qui tient la corde (piste lestée par quelques silhouettes entraperçues, entre Alien et Predators pour le look). Mais l’intrigue multipliant les fausses pistes, rien n’exclut un nouveau retournement dans le tome 4 (dont le titre annoncé, Mantique – soit l’art de la divination – semble indiquer un retour vers l’ésotérisme), d’autant que d’étranges miroirs – vers une autre dimension ? – font leur apparition en divers lieux. Bref, le mystère reste entier, le suspense total… et nous, toujours aussi pressés de connaître la suite.

Seul bémol, on peut déplorer que Christophe Bec ait abandonné le dessin, repris par Alessandro Bocci (les deux auteurs ont oeuvré ensemble sur Fontainebleau), dans un style nettement en-dessous des deux précédents albums… et de la couverture, qui reste elle de toute beauté.

Mais, élément essentiel, Prométhée maintient pour l’instant toutes ses promesses d’accoucher d’une série majeure de SF.

« De Briques et de sang »: enquête policière au familistère de Guise à l’automne

Ce sera, en Picardie, l’album fort de cette rentrée 2010. 

Projet de dessin de couverture de "De briques et de sang" par David François

L’Amienois Régis Hautière (au scénario) et l’Albertin David François (au dessin) vont livrer une grande histoire (près de 140 planches) policière se déroulant au Familistère de Guise, dans l’Aisne, à la veille de la Première Guerre mondiale.

La sortie de l’ouvrage est prévue à la mi-octobre (chez Casterman, sous le label KSTR). On en reparlera sans aucun doute.

D’ici là, on peut déjà avoir quelques aperçus de l’aventure dans cet entretien vidéo avec les deux auteurs, réalisé par Jacques Champigny et le CRDP.

Et, bien sûr, aller sur le blog de David François, où est évoqué tout le développement du projet, le tout agrementé de nombreux dessins.