Un bonheur pas complet Made in Normandie

1ere COUV MARTIN BONHEUR TYPO.inddMartin Bonheur, Jérôme Félix (scénario), Stéphane Louis (dessin). Editions Grand Angle, 80 pages, 16,90 euros.

Le bonheur est simple, mais parfois la route pour l’atteindre est sinueuse.

Agathe, jeune femme travaillant dans une agence de communication apprend que son père, qu’elle croyait mort avant sa naissance, est bien vivant, mais sa mère avait préféré lui cacher l’existence de cet écrivain imbu de lui-même et égoïste. Elle se rend alors dans ce petit village de la côte normande, Veules, où il réside. Coquette petite station balnéaire qui ne vit essentiellement que l’été. Hors saison, la commune n’est habitée que par une poignée d’habitants, tous âgés. Sauf Martin, jeune jardinier qui rend service à tout le monde. Entre les deux jeunes gens, l’attirance est réciproque. Mais les certitudes d’Agathe vont vaciller, lorsque son père (à qui elle s’est présenté sous le faux prétexte de lui faire lire son roman de jeune écrivain) lui transmet un manuscrit, d’une étonnante générosité. Et, plus encore, après que la petite communauté a été frappé par un drame, lorsqu’elle pense que Martin n’est qu’un voleur et un menteur…

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Mémoires du génocide arménien

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Varto, Gorune Aprikian (scénario), Stéphane Torossian (dessin) avec Jean-Blaise Djian (mise en scène). Editions Steinkis, 128 pages, 20 euros.
Le fantôme arménien, Laure Marchand et Guillaume Perrier (scénario), Thomas Azuélos (dessin). Editions Futuropolis, 128 pages, 19 euros.

Ce 24 avril 2015 est commémoré le centenaire du génocide des Arméniens. En souvenir de la grande rafle effectuée parmi l’élite arménienne à Istanbul, le 24 avril 1915, coup d’envoi d’une déportation massive.
Dans l’actualité éditoriale du moment, deux romans graphiques portent un beau regard et aident à la compréhension du sujet. Avec deux approches complémentaires.

Varto, réalisé par trois auteurs issus de la diaspora arménienne, se place aux côtés des victimes. Mai 1915, les effets de l’expropriation et des premières déportations des Arméniens se font sentir jusqu’au fond de l’Anatolie. Dans un petit village, un adolescent turc se voit confier par son père mourant la mission d’emmener en lieu sûr les deux enfants d’un ami arménien. Pour Hassan, Maryam et Varto, c’est le début d’une périlleuse escapade pour tenter d’atteindre le village, jugé plus sûr, d’un oncle de la famille. Mais entre les soldats déserteurs devenus brigands, les colonnes de réfugiés hagards et les dures conditions de survie au quotidien, ils n’échapperont pas totalement à la tragédie. Un siècle plus tard, en France, leurs descendants (le fils de Varto et la petite-fille de Maryam) tentent, tout aussi difficilement de renouer le dialogue.

C’est aussi de France, de nos jours – plus précisément de Marseille en avril 2014 – que part Le Fantôme arménien, des journalistes Laure Marchand (Le Figaro) et Guillaume Perrier (Le Monde). Varoujan, militant dans un centre local pour la reconnaissance du génocide, décide d’aller monter une exposition de portraits d’Arméniens en Turquie. C’est pour lui le début d’un voyage, qui n’est pas qu’un pèlerinage, dans l’est anatolien, de Diyarbakir (capitale du kurdistan turc) jusqu’à Sivas (fief nationaliste conservateur où Atatürk a posé les fondations de sa république) et au village de Bogazdere (d’où est originaire le grand-père de Varoujan), en passant par le Dersim (région majoritairement kurde et alévie aux traces arméniennes aussi), avec retour final festif à Istanbul…

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Une échappée pas si belle

L'échappée_couvL’échappée, Gregory Mardon. Editions Futuropolis, 224 pages, 27 euros.

La crise de la quarantaine peut être gratinée. Ici, un quadra rangé, apparemment architecte, marié, avec deux enfants, mène sa petite vie tranquille de membre de la classe moyenne-supérieure dans  une grande ville occidentale. Métro-boulot-dodo et la pression qui va avec. La perte fortuite de sa carte de crédit, tombée dans une grille d’égout, va lui servir de déclic. Il s’arrête, aperçoit la mer, monte sur un paquebot. Début d’une croisière vite avortée par un naufrage qui le laisse, solitaire, sur une plage. Avant qu’il ne découvre une étrange communauté qui semble vivre en parfaite harmonie. Mais, là aussi, tout n’est pas si simple… Lire la suite

Fluide glacial : 40 ans et tous ses grands

On le sait désormais, 2015 marque le quarantième anniversaire de la naissance de Fluide glacial. Une date célébrée comme il se doit. Avec notamment, ce mois-ci le numéro mensuel des 40 ans.

Fluide glacial_40 ans_couvYan Lindingre, actuel rédacteur en chef, nous avait évoqué l’été dernier la nature des célébrations de cet événement historique que représente les 40 ans de Fluide glacial.

En ce mois d’avril, avec la sortie du numéro spécial des « 40 ans », on est donc en plein dedans. Le clin d’oeil de la couverture (reprise du visuel historique du n°1) tout comme l’éditorial signé Gotlib souligne le côté respectueux de la démarche. Dans cette logique convenue, on trouve forcément dans les quelques 194 pages suivantes des hauts et des bas. Mais ce qui marque vraiment et restera, c’est le « casting » impressionnant de talents réunis dans un même magazine. Avec le rassemblement de tous les grands noms de l’umour et la bandessinée ». De toutes générations, des grands anciens (Gotlib, Solé, Binet, Blutch, Edika, Goossens, Hugot, Thiriet, Léandri, Tronchet, Larcenet, Foerster – manque juste Frémion, parti en délicatesse avec le journal l’an passé) jusqu’aux petits nouveaux (Aranega, Bouzard, Julien et Mo/CDM, Fabcaro, Jorge Bernstein, Pixel Vengeur, Pluttark, Pochep ou Jake Raynal). Sans oublier pas mal de « guest stars », qui tous se pliés à un dessin ou un texte hommage (de Benoît Delépine aux Guignols de l’info, de Berroyer à Jean-Pierre Dionnet, de Christophe Alévêque à Eric Martin, d’Eddy Mitchell à Patrice Leconte ou Lewis Trondheim). Fluide glacial_40 ans_illustration editoMis à part une contribution de Michel Onfray dont on a toujours pas saisi s’il s’agissait d’un fake et d’une longue (trop longue) interview de Jack Lang par Yan Lindingre (lobby d’anciens lorrains) qui aurait pu être évitée, le reste se savoure avec plaisir souvent et avec épatement toujours…

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Spirou sensibilisé pour la planète Terre

Numéro spécial (un de plus) pour Spirou, ce mercredi. Et sujet « globalement concernant »: la survie de la planète, en cette Journée mondiale de la Terre.

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La journée mondiale de la Terre a lieu chaque année le 22 avril depuis 1970, pour encourager des étudiants à monter des projets de sensibilisation à l’environnement. Cette année, le journal Spirou rejoint l’événement avec un numéro spécial visant à expliquer quelques-uns des enjeux environnementaux majeurs de notre planète. « En tant que média s’adressant à la jeunesse, nous nous préoccupons évidemment des générations futures qui hériteront de nos excès en termes de pollution et pensons qu’une information claire est la meilleure alliée pour responsabiliser tout un chacun« , explique dans son édito Frédéric Niffle.

Alors, forcément, ça casse un peu l’ambiance de gaudriole. Et comme y songe Mathieu Sapin, en « Pinpin reporter » interviewant Nicolas Hulot : « Je sens que je vais galérer pour ne pas plomber l’ambiance… » C’est un peu le défi de tout le numéro…

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« Avec Nora, je voulais représenter l’imaginaire d’une petite fille »

Auteure du joli album Nora, qui vient de paraître aux éditions de la Gouttière, Léa Mazé sera en dédicaces à la librairie Bulle en stock, à Amiens, samedi 25 avril. Rencontre.

Léa Mazé, au Salon du livre de Paris, où "Nora" était dévoilé en avant-première.

Léa Mazé, au Salon du livre de Paris, où « Nora » était dévoilé en avant-première.

Agêe de 24 ans, Léa Mazé, originaire de la région parisienne, a d’abord fait l’Ecole Estienne, dans la filière cinéma d’animation. Puis, un peu par hasard, elle trouve une formation en bande dessinée à Auguste-Renoir à Paris. Et là, comme elle le souligne, c’est « un coup de coeur, j’ai retrouvé là un plaisir d’enfance« . Elle décide alors de poursuivre jusqu’à un diplôme d’illustration. Et c’est dans le cadre de cette formation qu’est née Nora, son joli premier album. Elle nous en dit plus dans cet entretien, réalisé lors du dernier Salon du livre de Paris…

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Bons Sauvages de Mélanie Rutten

LesSauvages_couvLes Sauvages, Mélanie Rutten, éditions MeMo, 40 pages, 14,50 euros.

Lorsqu’on connaît le travail de Mélanie Rutten, au moment de découvrir une de ses nouvelles parutions, on retient son souffle. C’est que la demoiselle nous a déjà tellement émus l’air de rien, tout en finesse. Ainsi, c’est en apnée que l’on prend entre ses mains Les Sauvages.
« C’était une nuit. C’était il y a longtemps. Perdues dans les marécages, deux maisons se faisaient face. De ces maisons, deux ombres s’enfuirent. Tant de choses, la nuit, se réveillent. » Ainsi, à bord d’un radeau, les ombres s’enfuient dans la forêt. Joyeusement, ils arrivèrent à une clairière où les attendaient de bien curieux personnages, « celui qui pensait toujours aux autres », « celui qui veillait à manger et dormir », « celui qui rêvait » et « celui qui s’occupait de grandir. » Parfois « celui qui fait peur » pointait le bout de son nez. Mais comme les autres ne s’occupaient pas de lui, il disparaissait. Ainsi, choyé par les sauvages, le petit grandissait. Mais un jour, il voulu explorer les zones sombres de la clairière. Et soudain l’équilibre fut rompu. Tapie derrière un buisson, « celui qui fait peur » s’ébroua. Mais n’y a-t-il pas moyen de dompter ses peurs pour continuer à grandir ?

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La cathédrale d’Amiens, star de BD et à l’honneur en juin

Les 20e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens se préparent. Avec parfois des aspects insolites. Ou improbables. Comme une formation des guides conférenciers de la cathédrale d’Amiens !

Pascal Mériaux et les guides-conférenciers d'Amiens Ville d'art et d'Histoire, lundi, dans les locaux d'On a marché sur la bulle

Pascal Mériaux et les guides-conférenciers d’Amiens Ville d’art et d’Histoire, lundi, dans les locaux d’On a marché sur la bulle

Ce lundi, les guides-conférenciers d’Amiens Ville d’Art et d’histoire ont bénéficié d’une journée de formation un peu particulière, dans les locaux de l’association On a marché sur la Bulle, comme le raconte, dans le Courrier picard de ce mardi ma consoeur Estelle Thiébaut. Objectif: leur donner un « cours accéléré de BD » – assuré par le directeur de l’association organisatrice du festival amiénois, Pascal Mériaux – en prévision des visites guidées qu’ils assureront, dès le 1er juin, de l’exposition « 20 ans de cathédrale d’Amiens vue par le 9e art »…

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La Grande Guerre de Charlie s’expose chez Super-héros

Prolongement de la parution de deux nouveaux volumes de Johnny Red et La Grande Guerre de Charlie, la librairie Super-héros, à Paris, propose une expo-ventes Joe Colquhoun.

Battle0033En ce printemps, la librairie Super-Héros propose la première exposition-vente de planches originales tirées de La Grande Guerre de Charlie. Certaines, précise l’éditeur de la version française, Laurent Lerner, étant de véritables raretés, « sachant qu’un grand nombre de planches ont disparu après leur publication au début des années 1980″.

Parmi cette sélection de planches, il sera possible de découvrir notamment quelques rares épisodes complets, ainsi que quelques couvertures de Battle, le magazine « pulp » où la série a été créée…

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Généreuse Nora

nora_couvNora, Léa Mazé. Editions La Gouttière,

Nora est la nouvelle jeune héroïne d’une nouvelle jeune auteure aux éditions de la Gouttière.
La fillette se retrouve envoyée à la campagne, chez son oncle agriculteur. Pas franchement réjouie, voire même franchement hostile, elle se familiarise avec la ferme, se trouve une cache secrète dans un vieil arbre creux et s’inquiète de la solitude de la vieille voisine, dans la ferme d’a-côté. Pourtant on lui avait bien dit que « chacun trouvait sa moitié dans la vie ». Alors, avec sa logique de petite fille, elle se dit que l’amoureux de la vieille dame, tout simplement, ne doit pas né, qu’il a dû oublier de naître ! Qu’à cela ne tienne, généreuse et spontanée, Nora va aller a la recherche de cet amoureux là. Mais pour cela, il faudra trouver des réponses aux questions de la naissance, de la mort, de l’amour. Heureusement, d’étranges esprits bleutés vont lui venir en aide…

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