« Seuls » bientôt à l’écran

Seuls, de Gazzotti et Vehlmann est incontestablement une réussite parmi les séries jeunesse récentes, avec un ton sombre, voire métaphysique assez inhabituel dans le genre.
Et l’an prochain, la bande dessinée passera aussi la rampe du grand écran. Avec la sortie, le 8 février, d’un film inspiré de la série et réalisé par David Moreau.

Premier « teaser » vidéo annoncé pour le 4 octobre. Mais, déjà, « teaser du teaser » avec « l’affiche teaser »…

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La bande dessinée picarde passée en revue(s)

Rencontre, ce vendredi, autour des projets – et réalisations – de revues de bandes dessinées picardes. Dans le cadre du festival étudiant Festitude.

(photo David Périmony)

(photo David Périmony)

Les revues de bande dessinée connaissent un renouveau depuis le lancement de La Revue dessinée (avec Topo, Pandora, Aaarg ! etc). Et en Picardie aussi, on est de la revue. A son échelle.
Les étudiants du DU bande dessinée de l’UPJV ont fait connaître depuis trois ans leur Niche du Déhu. Magazine complété, depuis le mois de juin dernier par de jolis Carnets de la Hutte. Et le « grand projet du futur » Pierre Papier Chicon se construit.

Ce vendredi, dans le cadre de la manifestation étudiante Festitude et avec l’association On a marché sur la bulle, une rencontre est organisée avec les animateurs de ces projets et sur l’émergence de telles revues.
Présenté par Anne-Sophie de Franceschi (des Affaires culturelles de l’Université) et Dominique Semren (du CROUS), le débat aura lieu avec David Périmony et Leslie Dumortier (pour les Carnets et la Niche) ainsi que David François et Camille Picard (pour PPC)

Les revues picardes de bande dessinée. Rencontre, vendredi 30 septembre à partir de 19 heures, auditorium de la bibliothèque municipale d’Amiens, rue de la République.

Bon anniversaire aux éditions du Lombard !

Il reste deux heures pour saluer le 70e annniversaire des éditions du Lombard, né le 26 septembre 1946 par Raymond Leblanc (et désormais intégré au groupe Média Participations). Alors Bon anniversaire !

D’autant plus que Le Lombard a concocté une petite vidéo rétrospective très drôle, avec un dessin (animé) de Clarke impressionnant et un récit enlevé de Stéphanie Coerten.

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Tintin est partout en cet automne

Passage tintinophile annoncé pour les jours à venir.

capture-decran-2016-09-26-a-01-07-55Ceux qui n’aiment pas Tintin (ça doit quand même exister) ou ceux que le talent incontestable de Hergé laisse un peu indifférent devraient prévoir un exil temporaire hors de France dans les semaines qui viennent. Car entre la grande expo Hergé au Grand Palais, la célébration des 70 ans du Journal de Tintin, une nouvelle réédition d’albums et un accompagnement éditorial conséquent, l’espace consacré au 9e art va être largement saturé cet automne.

Tour d’horizon en quatre points, donc…

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Poka et Mine… de crayon de couleur

poka-et-mine_couvPoka et Mine, Un cadeau pour Grand-Mère, Kitty Crowther. Editions L’école des loisirs, collection Pastel, 11,50 euros.

Après diverses aventures, Poka et Mine, deux charmants insectes, reviennent avec ce nouvel album : Un cadeau pour Grand-Mère.

Comme le titre l’indique, Mine souhaite faire un cadeau à sa grand-mère. Il s’agit d’un très beau coquillage que Mine trouve dans la mer. « On l’emballera demain. Maintenant, il faut rentrer se coucher« , dit Poka. Alors que Mine s’est endormie, le coquillage, lui, se réveille. C’est un bernard-l’ermite. Pendant ce temps, au fond de l’eau, ses frères de coquille le cherchent partout et se désespèrent de sa disparition. Ils décident de tous remonter à la surface pour retrouver Bernard…

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Encore un mois au Mémorial des Résistantes

Les quatre femmes « en Résistance » de Régis Hautière, OIivier Frasier, Francis Laboutique, Mark Veber et Ullcer font leur entrée au Mémorial de la Shoah à Paris.

capture-decran-2016-09-25-a-01-03-10Plus exactement les quatres héroïnes mises en lumière dans la série publiée chez Casterman ces trois dernières années, Amy Johnson, Sophie Scholl, Berty Albrecht et Mila Racine – font l’objet d’une exposition dans ce haut lieu du souvenir à Paris.
Bon, ce n’est pas vraiment une nouvelle très fraîche, puisque l’expo est visible depuis le mois de mars. En revanche, il reste encore un mois pour la voir (jusqu’au 23 octobre)…

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Le feu retombe pour Koralovski

koralovksi_3_couvKoralovski, tome 3: des horizons de feu. Philippe Gauckler. Editions du Lombard, 48 pages, 12 euros.

A l’image de sa couverture, ce troisième et dernier épisode donne la priorité à l’action. Et celle-ci reprend là où le tome 2 s’était arrêté. L’agent secret Blasko commence à retrouver ses esprits. Et les renseignements qu’il a pu obtenir sur les projets des terroristes russes du groupe de « l’Etoile noire » lui reviennent, mais encore de façon confuse. Pendant ce temps, la chancelière Allemande Kermel et le président russe Khanine, exfiltrés après la tentative de putsch à leur égard, vont organiser la contre-attaque médiatique depuis une maison isolée proche de la Baltique. C’est aussi là qu’aura lieu le face-à-face musclé entre Koralovski et Khanine, l’ex-oligarque envoyé croupir en prison par le locataire du Kremlin. Mais les différends vont s’effacer devant une menace plus grave et immédiate: le risque d’un attentat nucléaire au Daguestan. Koralovski et son équipe vont être en première ligne…

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Une adaptation ravageuse

capture-decran-2016-09-17-a-11-19-01Ravage, tome 1, Jean-David Morvan (scénario), Rey Macutay (dessin), d’après l’oeuvre de Barjavel. Editions Glénat, 48 pages, 13,90 euros.

René Barjavel et son célèbre roman Ravage fait à son tour l’objet d’une adaptation en bande dessinée en cette rentrée.

La France, autour de l’an 20150. Deux bandes armées hétéroclites se font face dans un monde post-apocalyptique. Les assaillants, menés par « le Patriarche » – leur charismatique chef âgé de 130 ans –  veulent absolument détruire « la machine » des villageois, un véhicule à vapeur bricolé. Car le Patriarche proscrit toutes technologies ou forme de progrès technique. Un engagement qui trouve sa source un siècle plus tôt quand il n’était qu’un jeune étudiant en chimie et se nommait François Deschamps. En cette année 2052, la vie s’ouvre à lui et à sa fiancée, Blanche. Mais cette dernière va se voir instrumentalisée par un magnat du show-bizz. Et, surtout, la « catastrophe » va tout bouleverser, stoppant d’un coup toutes les machines…

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« Aaarg ! » le nouveau retour gagnant

Le magazine Aaarg ! reparaît en cette rentrée. Sous une troisième formule, bimestrielle, mais en conservant ses points forts.

aaarg-n5_couvJamais deux sans trois. Après un lancement en revue trimestrielle (somptueuse), puis une relance en mensuel (moins convaincant, même sans dépôt de bilan suite à des problèmes de distribution), le magazine de « bande dessinée et de culture à la masse » revient sous forme bimestrielle cette fois. Et on s’en réjouit.

Plus light que la revue (130 pages quand même !) mais moins cher (9,90 euros), Aaarg ! Magazine (puisque tel est son nouveau nom) n’a en revanche guère modifié son contenu. Et on s’en réjouit aussi ! Ainsi
Dans ce n°5 donc (après les 4 tentatives mensuelles), on retrouvera donc le grand entretien-dossier carrière avec un auteur. Cette fois, l’invité est Pascal Rabaté et, comme à chaque fois, on apprend plein de chose dans ce long sujet de 8 pages, même sur un auteur plutôt déjà connu. Autre rendez-vous habituel: l’abécédaire d’un illustrateur. Pour ce numéro, c’est Fred Druart (un habitué de Aaarg !)…

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L’ode à l’authenticité de Joan Sfar

tu-nas-rien-a-craindre-de-moi_sfar_couv2Tu n’as rien à craindre de moi, Joann Sfar, Rue de Sèvres, 104 pages, 18 euros.

Lui est peintre et écrivain, elle est étudiante. Coup de foudre. Il aime la peindre, elle s’amuse à être sa muse. Il l’appelle Mireille Darc. Elle prétend ne pas savoir de qui il s’agit. Elle est plus jeune que lui. Lui est obsédé par la plus belle chute de reins du cinéma français. Par son amoureuse aussi, mais peu à peu celle-ci se fatigue d’être systématiquement considérée comme un personnage et non comme une personne.
Elle se lasse d’être en représentation et de jouer un rôle. Même celui de la femme sublimée et magnifiée sur les toiles du maître. Elle essaye pourtant de se faire entendre mais il ne la comprend pas. Il est perdu dans le paraître. Il joue son rôle de peintre-écrivain et est enfermé à l’intérieur.
Elle le quitte. Il est anéanti. Il disparait à Cuba. Là-bas il se laisse aller, boit sans soif, parle avec son chat, traine sa tristesse comme une croix. Jusqu’au jour où… l’amour refait son apparition. Elle est belle, insoumise et ne se laisse pas enfermer dans un rôle qu’elle n’a pas choisi. Dans aucun rôle d’ailleurs. Elle est elle-même. En tout simplicité. « Si un jour je fais un livre sur elle, je mettrai son vrai nom. » C’est le dernier album de Joan Sfar…

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