Le 3e Prix BD Fnac est lancé

prix fnacPour la troisième année consécutive, la FNAC organise son prix de la bande dessinée. Un lauréat à déterminer parmi trente titres sélectionnés. Et par le vote en ligne des internautes bédéphiles, jusqu’au 14 décembre.

Parmi les trente albums de l’année, on notera la présence de l’Arabe du futur de Riad Sattouf, de Blast t.4, de Larcenet, des Vieux fourneaux, de Stalag IIB t.2, de Tardi, d’Happy Parents, de Zep, du Château des étoiles d’Alex Alice ou d’Angel Wings de Yann et Romain Hugault. Diversité et qualité, donc.

Rendez-vous le 20 janvier pour connaître le lauréat du Prix de la BD Fnac 2015. Rappelons que les deux années passées, le prix avait couronné Loup de Mer, de Riff Reb’s et Tyler Cross, de Brüno

Jonas, ça requinque !

Jonas-couvJonas, le requin mécanique, Bertrand Santini (texte), Paul Mager (illustration). Editions Grasset Jeunesse, 109 pages, 12,90 euros.

Après le remarquable et remarqué roman illustré Le Yark, Bertrand Santini revient avec un texte mis en (très belles) images par Paul Mager.

Comme le titre l’indique, Jonas est donc un requin mécanique. Jadis, il fût star de cinéma dans la saga Les dents de le mort. Les spectateurs, avides d’émotions fortes, affluaient par vagues dans les salles obscures. Plus les gens criaient d’effroi, plus Jonas était populaire et adulé de tous. Mais sa célébrité coula à pic lorsqu’apparurent les monstres en images de synthèse. Fini le succès. Jonas fut mis au placard, jugé trop ringard.
C’est ainsi que, comme bon nombre de ses semblables, il se retrouve recyclé au Monsterland. Dans ce parc d’attractions, il donne la réplique à une actrice à la carrière qui pateauge aussi. Mais Jonas n’étant plus un jeune robot, les problèmes mécaniques se font de plus en plus fréquents. Les spectateurs se plaignent, la starlette peste et le directeur, sans états d’âme, décide d’envoyer son vieux requin à la casse. Pour éviter cela, son ami Krokzilla entreprend d’emmener Jonas jusqu’à l’océan. Mais lorsqu’on est un requin mécanique dont le rêve est d’être vivant et d’avoir une maman, il est difficile de s’acclimater à ce nouveau milieu…

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A l’époque où les 24 du Mans étaient une course mythique

501 24 HEURES MANS 1964 1967[BD].indd24 heures du Mans 1964-1967 : le duel Ferrari-Ford, Denis Bernard (dessin), Christian Papazoglakis, Robert Paquet (dessin). Editions Glénat ; collection Plein gaz, 48 pages, 13,90 euros.

La collection « Plein gaz » de chez Glénat poursuit sa prolifique production en faisant revivre sur papier les plus belles heures d’une course mythique en perdition, les 24 heures du Mans.

Auteurs et éditeur se sont entendus pour revenir un demi-siècle en arrière quand Ford faillit racheter Ferrari. Jusqu’à une fin de non recevoir d’Enzo Ferrari le 20 mai 1963, qui permit ainsi à la Scuderia de rester italienne en passant ensuite sous le giron de Fiat. Henry Ford l’a mal vécu et s’est juré, dès lors, d’aller battre Ferrari aux 24 heures du Mans, considérées à l’époque comme le nec plus ultra du sport automobile avec les 500 miles d’Indianapolis, le Rallye de Monté-Carlo et le Grand prix de F1 Monaco. C’était une période où la Formule 1 n’écrasait médiatiquement pas les autres disciplines automobiles…

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Zef’Hir, des super-héros bretons contre la mucoviscidose

La deuxième édition du projet Zef’Hir est lancée. Cette vente d’originaux de planches et d’illustrations dont tous les bénéfices sont reversés a la recherche contre la mucoviscidose aura lieu le 29 Novembre à Brest.

Zeph'ir-illustrationL’opération est sans doute moins médiatique que les 30 ans d’AIDES. Et Brest est moins glamour que la galerie Arcturial sur les Champs-Elysées. Mais la cause est tout aussi bonne à défendre.

Porté par l’association Gaétan Saleün, le projet ZEF’HIR a le double objectif (voir triple) de collecter des fonds pour aider la recherche et sensibiliser un large public sur cette maladie générique, tout en lui faisant découvrir le monde de la BD et de l’illustration.

La première édition, l’an passé, avait rassemblé 182 dessinateurs, 37 illustrateurs et 18 scénaristes, qui avaient fait don de plus de 400 œuvres. Le total des ventes avait rapporté plus de 33 000 euros, soit le salaire d’un ingénieur de recherche pendant 1 an sur un projet lié à la lutte contre la mucoviscidose.

Pour cette deuxième édition, la manifestation se « thématise », en mettant en avant le super-héros, « car les malades, le personnel soignant, les familles sont des supers héros du quotidien et chacun peut en devenir un en participant à ZEF’HIR« , selon le slogan trouvé pour l’occasion.

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Les 5 finalistes du Grand prix de la critique ACBD

Dans le cadre du 31e festival de la bande dessinée de Blois « bd BOUM », les membres actifs de l’ACBD présents ont retenu les cinq albums finalistes pour leur Grand Prix de la Critique ACBD 2015.

par ordre alphabétique, il s’agit des titres suivants:

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Doubles dédicaces pour les Chroniques de Guerre

Conclusion du lancement de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, deux séances de dédicaces simultanées ont eu lieu aujourd’hui à Amiens. Avec deux fois deux dessinateurs ayant participé à l’album.

A la librairie Martelle, avec Hardoc et Jeff Pourquié:

2014-11-21 18.14.32Et chez Bulle en stock, pour Damien Cuvillier et Vincent Bailly:

2014-11-21 18.21.13Et pas mal de lecteurs des deux côtés…

Notre Mère la Guerre, Chroniques : devoir d’Histoires à Verdun

Retour (en texte et en images – galerie à la fin de l’article) sur le lancement officiel de Notre Mère la Guerre, Chroniques, l’ouvrage co-édité par Futuropolis et les éditions amiénoises de La Gouttière, ce jeudi à Verdun. Dans le cadre d’une opération de la Mission du centenaire 14-18.

Lors de la présentation de l'album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

Lors de la présentation de l’album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

C’est la deuxième grosse opération du centenaire de 14-18 en matière de bande dessinée, toujours pilotée par l’association amiénoise On a marché sur la bulle, référent de la Mission du centenaire en matière de 9e art.

Après l’installation de la fresque de Joe Sacco dans le métro parisien cet été, voilà la labellisation de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, épilogue de la série éponyme de Kris et Maël. Une reconnaissance officielle qui a du sens, tant cette série, derrière un habillage de roman policier est devenue, après Tardi, une référence sur la Grande Guerre en BD, évocant et interrogeant le conflit sous bien des aspects.
Et cet ultime volume – prolongement sur les sources et références qui ont nourri l’oeuvre – peut servir de jolie porte d’entrée vers cet univers fictionnel mais aussi déclencher un intérêt renouvelé envers la mémoire et les oeuvres initiées par la Première Guerre mondiale. Le lancement officiel de l’ouvrage, ce jeudi 20 novembre à Verdun avait également tout son sens. Symbolique et artistique.

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Ratafia: Pilet au rendez-vous chez Bulle en stock

501 RATAFIA T07[TRE].inddGrosse journée de dédicaces chez Bulle en stock, aujourd’hui.

En effet, ce vendredi 21 novembre, la librairie spécialisée bandes dessinées d’Amiens, participe donc à la double opération de dédicaces autour de Notre Mère la Guerre, Chroniques.

Mais à partir de 15h30, Johan Pilet sera également présent à la librairie Bulle en stock d’Amiens, pour dédicacer le tome 7 de la série Ratafia chez Glénat.

Klezmer, la fin du grand feuilleton slave de Sfar

Klezmer-couvKlezmer V, Kishinev-des-fous, Joann Sfar. Editions Gallimard, 128 pages, 19,90 euros.

Suite et fin des aventures de Yaacov, Vincenzo, Hava, le Baron, Tchokola. A leurs côtés, nous avons chanté, ri, aimé, songé, tué, volé, voyagé. Transportés par la légèreté dansante de l’aquarelle de Joann Sfar. Toutefois, dans ce cinquième et ultime volet de la série Klezmer, l’ambiance n’est nullement à la fête. Nous sommes en 1903 et à Kishinev, en Moldavie, on y empêche les Juifs d’enterrer leurs morts. Il faut d’abord qu’ils soient photographiés et que les images du pire massacre de juifs jamais commis soient diffusées à travers le monde.
Yaacov, Vincenzo, Hava, le Baron, Tchokola sont réquisitionnés pour conduire un train remplit d’hommes armés jusqu’à Kishinev. Tchokola emmène le plus grand poète juif pour qu’il témoigne sur cette « Ville du Massacre »…

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