Charley’s War a pris ses quartiers au musée de Meaux

Charley’s War (La Grande Guerre de Charlie) a donc fait son entrée au musée. Pour la première fois en France, au Musée de la Grande Guerre à Meaux. Visite guidée avec Pat Mills, le scénariste, jeudi.

Charley-afficheAlors que le tome 7 de la traduction française (éditée grâce à la passion de Laurent Lerner sous forme de beaux albums, grand format, cartonnés) vient de sortir, Charley’s War entre au musée. Pour la première fois en France, une vingtaine de planches originales du dessinateur Joe Colqhoun sont exposées, depuis le milieu de la semaine, au Musée de la Grande Guerre, à Meaux.

Une « première » qui touche le scénariste de la série, Pat Mills, présent jeudi 16 octobre, lors de la journée presse. Comme il s’en explique dans la présentation des épisodes du tome 7, « diverses tentatives pour faire exposer des planches originales de Charley’s War dans des musées britanniques consacrés à la guerre (ont eu lieu), dont l’Imperial War Museum, mais jusqu’ici sans succès ». Il s’avouait donc très « excité » à l’idée de cette expo temporaire à Meaux. Hommage au travail réalisé par le dessinateur Joe Colquhoun, décédé en 2007 et qui, dans Charlie, dans une approche au départ moins « artistique » ou « auteurisante », se révèle comme un pendant de Tardi, par le soin apporté au réalisme de ses descriptions de la guerre, basées sur une forte documentation. Tardi lui rend d’ailleurs hommage dans la préface à l’édition du tome 7, soulignant que « le dessin de Joe Colquhoun nous raconte la guerre d’en bas, celle des pauvres, celle qui me va droit au coeur. Il la montre, documentation copieuse à l’appui« .

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Thomas Silane débusque d’autres tueurs de la pampa

Silane 8-couvThomas Silane, tome 8: Poisons, Patrice Buendia, Philippe Chanoinat (scénario), Roberto Zaghi (dessin). Editions Grand Angle, 48 pages, 13,90 euros.

Fin de cycle (rapide, six mois après la parution du tome 7) pour Thomas Silane, qui n’a toujours pas retrouvé ses parents mais a réussi à élucider une nouvelle ténébreuse affaire. Parti en Argentine, après avoir été mis sur une nouvelle piste pour retrouver ses parents disparus, il s’était retrouvé sur les traces d’un mystérieux serial killer de personnes âgées. Toujours accompagnée de son amante Irina, de l’inspecteur Riccardo et d’une shérif locale, Rafaela (qui ne semble pas le laisser indifférent), il se confronte cette fois aux spectres de la dictature argentine et à aux intérêts d’une multinationale agro-économiques aux méthodes très expéditives.

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Tricoter avec Emile, c’est cool !

emile-couvEmile invite une copine, Vincent Cuvellier, Ronan Badel. Editions Gallimard Jeunesse, 28 pages, 6 euros.

Emile, il est trop fort ! Ce petit garçon dessiné par Ronan Badel n’a pas fini de nous faire rire aux éclats au cours de ses aventures imaginées par Vincent Cuvellier.
Après, entre autre, Emile veut un plâtre, Emile est invisible, Emile fait la fête, Emile se déguise, le petit garçon solitaire, peu désireux de se faire des amis à tout prix, revient avec Emile invite une copine. Eh oui ! Une copine, une vraie. Cette copine, il l’a rencontrée au parc, dans l’album précédent, Emile et les autres.

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Albert, salon du livre et de la bande dessinée aussi

Le 3e Salon du livre d’Albert aura lieu les 18 et 19 octobre prochains. Avec une petite dizaine d’auteurs de bande dessinée, notamment.

Salon_livre_albertLe « fil rouge » de cette troisième édition du Salon du livre d’Albert est la Grande Guerre. En matière de bande dessinée aussi, celle-ci sera présente dans la cité d’Ancre, ce week-end, avec notamment Olivier Supiot, qui vient de faire paraître sa belle Patrouille des invisibles, mais aussi Olier et ses Godillots, Hardoc (venu en voisin) et Hautière et leur Guerre des Lulus ou, pour ce dernier, le récent polar 60′ Perico.

Hors Première Guerre mondiale, le salon accueillera aussi Damien Cuvillier qui viendra avec ses Souliers rouges et l’Albertin Patfwal (Carnet de santé, entre autre)

Seront également présents Philippe Charlot et Xavier Fourquemin et leur Train des orphelins, Enfin, Yannick Corboz (L’assassin qu’elle mérite) qui a aussi réalisé l’affiche du festival, aura une exposition en son honneur. En revanche (info de dernière minute, il ne serait pas présent ce week-end à Albert).

salon-albert-case3e Salon du livre d’Albert et du Pays du Coquelicot, 18 et 19 octobre 2014, salle du Théâtre du jeu de Paume, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Entrée libre et gratuite.

Prévert, très vert et à l’air libre

Prévert-couvPrévert inventeur, tome 1: cadavre Hervé Bourhis (scénario), Christian Cailleaux (dessin). Editions Aire libre (Dupuis), 72 pages, 16,50 euros.

De Prévert on garde l’image immortalisée par Doisneau d’un homme vieillissant, des poches sous les yeux (toujours malicieux), la casquette ou le chapeau en biais et la clope au bec. Et, souvent, quelques mauvais souvenirs de laborieux annonements scolaires.

Dans cette première partie d’une bio enlevée – qui retrace les « véritables aventures de Jacques Prévert entre 1921 et 1930″, Hervé Bourhis et Christian Cailleaux font redécouvrir de façon documentée et chaleureuse le futur poète.

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Entre mutins et blessés, Charlie remporte encore la bataille

Charlie_7-couvLa Grande Guerre de Charlie, tome 7: la grande mutinerie, Pat Mills (scénario), Joe Colqhoun (dessin), préface de Jacques Tardi. Editions Délirium, 116 pages, 22 euros.

La guerre s’éternise et les tensions augmentent en cet automne 1917. Repliés à la base d’Etaples (dans le Pas-de-Calais), Charlie Bourne et ses camarades se retrouvent mêlés à la grande mutinerie du camp, déclenchée par la mort d’un soldat écossais, tué par une « casquette rouge » (la police militaire).  Une mutinerie victorieuse, dans un premier temps du moins, mais qui va s’accompagner de la destruction du camp des « sandbaggers », les déserteurs et par le retour au front, à la bataille de Passchendaele.
Pour se racheter d’avoir dû faire partie d’un peloton d’exécution, Charlie Bourne a accepté d’être brancardier, une activité particulièrement dangereuse. Occasion de rencontrer d’autres fortes têtes et de faire découvrir un autre aspect de la guerre. Avec les morts, les grands blessés, dans la boue…

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Nightly News ou la critique très radicale des médias

Nightly News, Jonathan Hickman. Editions Urban Comics, 272 pages, 22,50 euros.

La critique des médias, on commence à connaître en France, avec Pierre Carles, Acrimed, Bourdieu, voire le Monde diplomatique ou Arrêts sur images. Un courant pas récent, récent d’ailleurs, puisqu’on  pourrait le faire remonter jusqu’aux violents pamphlets du début du XXe siècle de Karl Kraus et jusqu’aux analyses de Noam Chomsky (placé en exergue de l’album) ou à Network, de Sydney Pollack.
Mais à la déconstruction du discours médiatique et au dénonciation des compromissions au quotidien de ses acteurs, Jonathan Hickman ajoute une dimension plus radicale encore, où le flingage médiatique se pratique au sens littéral.

En ce début du XXIe siècle, à New York, « centre névralgique de l’information » une organisation terroriste au fonctionnement sectaire, la Première église de la Fraternité de la Voix, a décidé de planifier l’assassinat du plus grand nombre de journalistes possibles. Et gare à ceux qui se trouvent sur son chemin…

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La comtesse de Ségur séduit toujours

comtesse_ségur-couvLes petites filles modèles, Comtesse de Ségur, Sophie de La Villefromoit. Editions Seuil jeunesse,192 pages, 23 euros, dès 9 ans.

Une nouvelle édition des Petites filles modèles débarque dans les librairies en ce mois d’octobre. On ne compte plus les ré-éditions des livres de la Comtesse de Ségur (à ce jour, Sophie Rostopchine, épouse de Ségur a vendu pas moins de 30 millions d’exemplaires). Pour autant, ne sont pas rares les personnes à n’y avoir jamais jeté un oeil.
Il faut dire, quand on est petit, devenir un enfant modèle, ça ne fait pas très envie. Et lire des leçons de morale, encore moins.
Mais, appâtés par les belles illustrations de Sophie de La Villefromoit, il y a fort à gager que des lecteurs, jusqu’ici récalcitrants, s’y plongeront. Sans soupçonner le moins du monde à quel point ils changeront d’avis sur les écrits de la Comtesse. Allant même jusqu’à se rencarder sur la vie de l’écrivaine.

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Jugement favorable pour la saison 2 d’Alter Ego

AlterEgo-verdict-couvAlter Ego, saison 2, tome 4: Verdict, Denis Lapière et Pierre-Paul Renders (scénario), Efa et Elias (dessin). Editions Dupuis, 64 pages, 12 euros.

A l’issue des trois précédents albums de cette saison 2 (albums pouvant se lire dans n’importe quel ordre), la situation était critique, voire même mortelle pour les trois personnages principaux: Delia, l’avocate avait été touchée par un tueur, Teehu projetée du haut d’une falaise et le professeur Gail Llewellyn venait d’avoir une crise cardiaque. C’est une autre annonce choc qui débute cet album conclusif : l’affirmation mondiale et télévisée de l’imposture et de l’inexistence des « alter ego », annonce faite par Camille Rochant (qui avait été à l’origine de la révélation inverse) et par… Gail et Delia. De quoi déstabiliser ! Un flash-back de deux mois en arrière ne sera pas de trop pour démêler le vrai du faux et clore, parfois radicalement, quelques aspects de cette gigantesque affaire…

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Schnock toujours fan de BD

couv_schnock11On a évoqué récemment le dernier numéro de Schnock, consacré à Pierre Desproges. Ajoutons que ce même opus 12 consacre encore des pages intéressantes à la bande dessinée… par la bande, toujours.

Ainsi, on peut savourer, ce mois-ci, un grand entretien avec Numa Sadoul, connu pour ses entretiens avec quelques grands noms du 9e art et pour avoir été le confident de Hergé, mais aussi deux illustrations (extraites des Simpson et d’un album de Léonard) sur l’aérotrain de Jean Bertin. Et, surtout, après avoir fait parler Jacques Diament de la rencontre historique entre Gotlib et les Monthy Python, en décembre dernier, la revue publie cette fois-ci le contenu des bandes immortalisant la rencontre !