Le Prix Tournesol 2017 dévoilé ce vendredi

Le Prix Tournesol 2017 sera remis ce vendredi. Trois albums sont encore en lice;

Créé par le parti des Verts, le Prix Tournesol vise à mettre à l’honneur « la BD plus écolo de l’année », soit un album popularisant une problématique écologique, de justice sociale, de défense des minorités ou une question de citoyenneté.

Il sera remis ce vendredi 27 janvier à Angoulême à l’un des trois derniers albums en lice, parmi les treize pré-sélectionnés : Ce qu’il faut de terre à l’homme de Martin Veyron, La Légèreté de Catherine Meurisse ou Grand Est de Denis Robert et Franck Biancarelli.

Le jury est cette année composé de Yannick Jadot (candidat EELV à la
présidentielle), Serge Ewenczyk (des éditions Ça & là, éditeur du lauréat 2016, Derf Backderf pour Trashed), Florian Rubis (critique de BD, commissaire d’expositions), Marie Schaffer (Verts Suisses francophones), Brigitte Ricci (EELV-Charente) et Mylène Rigaudie (illustratrice).

En parallèle, une exposition des albums primés sera présentée à Angoulême, 12 rue Trarieux, lors du Festival international de cette fin de semaine, histoire de célébrer les 20 ans de ce prix qui reste donc très…vert.

Une foi révélée dans la cire

La cire moderne, Vincent Cuvellier (scénario), Max de Radiguès (dessin). Editions Casterman, 160 pages, 16,95 euros.

Et si vous vous retrouviez avec une fabrique de cierges ? Ou plutôt du stock restant, seul héritage d’un vieil oncle. C’est ce qui arrive à Manu, un jeune plutôt adepte de la glandouille, de la fumette et du bon temps avec sa copine Sam. Avec un vieux combi Volkswagen – également hérité – et avec l’appui du frère de Sam, également adepte de la glande festive mais en version plus post-ado chiant, la bande se lance alors dans un road-trip singulier, d’églises en monastères, afin d’écouler son stock. En chemin, Manu va cependant être progressivement transformé par une rencontre très singulière et l’atmosphère apaisée et recueillie des monastères…

Lire la suite

Infinity 8 prend du volume

Infinity 8, Lewis Trondheim, Zep (scénario). Editions Rue de Sèvres, 96 pages. 17 euros. Parution le 25 janvier.
Tome 1: Romance et macchabées, Dominique Bertail (dessin)
Tome 2: Retour vers le Fuhrer, Olivier Vatine (dessin).

Trois mois après leur parution en 6 fascicules souples, les deux premiers « reboots » de l’Infinity 8 paraissent en albums complets, tout en conservant un format proches du comics.
Réunis en histoires complètes, les récits n’ont pas changé. Le vaisseau intergalactique Inifinity 8 se voit immobilisé par un immense amas d’artefacts, une nécropole stellaire qui lui bloque le passage. Pour en savoir plus, le capitaine du vaisseau, qui a la capacité de pouvoir explorer l’avenir à travers huit boucles temporelles successives déclenche la procédure. La première mission va confronter l’agent Yoko Keren à des nécrophages aux pulsions dangereuses. La seconde mission, confiée à l’agent Stella Moonkicker est encore plus folle, avec la réapparition de la tête d’Hitler et sa volonté de réaliser, une fois de plus une nouveau reich…

Lire la suite

Astérix sur le pied de guerre

Toutes premières infos sur le prochain album des aventures d’Astérix et d’Obélix… Et une première planche !

Astérix est donc toujours le héros préféré des Français. Et si Tintin l’a supplanté en matière de nouveauté éditoriale en ce début 2017, la fin de l’année devrait lui redonner une visibilité.

Le 37e et prochain album est en effet annoncé pour le 19 octobre prochain. Toujours réalisé par le tandem Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, qui ont plutôt correctement réussi jusqu’ici la reprise du mythique Gaulois d’Uderzo et Goscinny, ce prochain album semble devoir se centrer plus particulièrement sur Obélix. C’est du moins ce que laisse entrevoir la première planche distillée par l’éditeur (voir ci-dessous)…

Un « teasing » et une communication désormais bien rodée, qui vont se diffuser tout au long de cette année, qui sera celle du 90e anniversaire d’Uderzo et du quarantième anniversaire de la disparition de Goscinny…

Lire la suite

Les Français aiment Astérix et la BD

BVA a sondé les Français sur leur rapport avec la bande dessinée. Avec des résultats plutôt positifs, mais surtout ludiques. Et non exempts de certains biais. 

Le village d’Astérix résiste toujours. Et les aventures du petit Gaulois demeurent encore la série préférée des Français. Et ce pour 50% du panel interrogé par BVA (pour la presse régionale et l’assureur Foncia) pour un sondage spécial « BD » diffusé ce jour. Une étude – qui fait suite à celle réalisée en novembre, plus largement, sur le livre – pas exempte de reproches mais plutôt amusante à parcourir. Décryptage en sept cas(es).

Lire la suite

Pline croqué à l’état naturel

Pline, tome 1: l’appel de Néron ; tome 2: les rues de Rome, Mari Yamazaki (scénario et dessin), Tori Miki (dessin). Editions Casterman, 200 pages, 8,45 euros.

Chassez le naturel, il revient au galop ! Mari Yamazaki, l’auteur du splendide Thermae Romae (10 millions d’exemplaires vendus au Japon et traduit en huit langues) est de retour avec une série se déroulant à nouveau dans la Rome antique, mais cette fois sous le règne de l’empereur Néron (Ier siècle de notre ère).
Épaulée par un autre dessinateur nippon, Tori Miki, la mangaka a jeté son dévolu sur Pline l’Ancien, philosophe et père des naturalistes, à qui l’on doit L’Histoire naturelle, cette formidable encyclopédie considérée, encore de nos jours, comme une référence scientifique.

Le manga débute donc en 79 à Stabies, près de Pompéi, au sud-ouest des côtes italiennes. Entré en éruption, le Vésuve est en colère et crache des tonnes de pierres mêlées à des cendres et des fumées toxiques. Subjugué par la puissance de Dame Nature, Pline ne rate pas une miette de ce spectacle apocalyptique quand tous, dans la ville, ne songent qu’à s’enfuir, à bord d’une galère, à pied ou à cheval. Au crépuscule de sa vie (il succombera étouffé par les fumées dans les heures suivantes), lui, ce touche-à-tout à la curiosité quasi obsessionnelle, préfère observer au plus près ce phénomène rare et unique. Impassible, il ose même goûter, en plein chaos, aux plaisirs que lui offre la villa de son ami Pomponianus, tel un bon bain dans des thermes chaudes, suivi d’une bonne bouffe composée de pigeons rôtis, figues, pains et olives.
L’érudit détonne et surprend – une dernière fois – ses disciples dont le scribe Euclès chargé de mettre à l’abri les écrits du sage compilés dans des rouleaux. Fin de l’épilogue et retour en arrière de plusieurs dizaines d’années…

Lire la suite

Tintin chez les soviets au top des ventes

La version en couleurs de Tintin au pays des Soviets, sortie le 11 janvier dernier, est en tête du classement des 20 meilleures ventes de livres, toutes catégories confondues.

Tintin au pays des soviets d’Hergé, réédité (fort bien) dans une version colorisée a réussi son lancement. Il est au « Top 20 GFK/ Livres Hebdo » des meilleures ventes de livres, tous genres confondus, pour la semaine du 9 au 15 janvier.
Pas de panique, côté disponibilité, puisque Casterman a tiré cette nouvelle édition à 300 000 exemplaires. A noter aussi, comme le précise Livres Hebdo que la version « luxe » de cette version colorisée se place, elle, en 15e position dans la liste.

Un prix Diabolik pour la Fnac

Les lecteurs-internautes de la Fnac ont tranché. Parmi les albums en lice pour le grand prix 2017, ils se sont majoritairement prononcés en faveur de l’Eté Diabolik (ed. Dargaud) d’Alexandre Clerisse et Thierry Smolderen, polar fantaisiste replongeant dans les années 60 sur la Côte d’Azur et clin d’oeil au maléfique héros de « fumetti » transalpin du même nom. Avec son intrigue dédoublée et son graphisme flashy très 60′, cet album ne manque effectivement pas de qualités et s’avère réussi. Même si on peut lui préférer le précédent opus du duo  – tout aussi soigné, et référentiel, mais plus envers la SF des années 50 – l’encore plus réjouissant Souvenirs de l’empire de l’atome.

 

Une histoire d’amour iranienne primée par France Info

Le 23e Prix franceinfo de la BD d’actualité et de reportage a été attribué cette année à Love Story à l’Iranienne (éditions Delcourt), roman graphique de Jane Deuxard (pseudo derrière lequel se cache un couple de journalistes européens) mis en images par Deloupy.

Jean-Christophe Ogier, le « monsieur BD de Franceinfo » y a consacré sa chronique dominicale hebdomadaire ce 15 janvier.

Cet album a été choisi au sein d’une sélection finale de neuf titres.

 

Grand prix d’Angoulême 2017 : il n’en reste plus que trois…

A l’issue du premier tour de l’élection du Grand Prix, du 9 au 15 janvier 2017, ont été retenus pour la « short short list » finale Cosey, Larcenet et Chris Ware.

Comme chez Agatha Christie, mais en moins sanglant (enfin, en général), ils étaient dix et ne sont maintenant plus que trois. En attendant l’ultime désignation. Trois auteurs d’horizons assez différents restent donc en lice pour être nommé Grand Prix d’Angoulême 2017.
A noter que le festival précise qu’Alan Moore figurait, une fois encore et comme les deux précédentes années parmi les trois auteurs plébiscités à l’issue du premier tour. Mais « bien qu’il soit heureux et fier de cet honneur, il ne souhaite plus participer à la vie publique de la bande dessinée ou recevoir de prix« . D’où le rattrapage d’un des trois finalistes : Cosey, Manu Larcenet et Chris Ware…

Lire la suite