Le Chat a de la bouteille

Après Jean-Pierre Coffe, Lidl enrôle un autre bon vivant: le Chat de Philippe Geluck.
Le hard discounter sort en effet pour la cinquième fois, une « cuvée spéciale à la gloire du Chat », disponible en magasin à partir du 1er mars en série limitée et en avant-première sur le stand de la marque au Salon de l’agriculture de Paris.
A l’intérieur, du Bordeaux supérieur 2014 AOC produit par le viticulteur Jean-Christophe Icard. Et une jolie étiquette humoristique à l’effigie du personnage phare de Geluck.

Et pour une fois, qu’importe l’ivresse pourvu qu’on ait le flacon.

Quand la bande dessinée tutoie les sommets à Grenoble

Galerie

Cette galerie contient 14 photos.

Avant une interruption d’une petite semaine, pour cause de congés hivernaux, retour opportun, justement, en détails et en image sur l’évocation de la montagne à travers la bande dessinée. Expo à voir à Grenoble et catalogue à lire chez Glénat. … Lire la suite

Lingvistov dessine un nouveau chat-pitre

Dingues de chats, Lingvistov / Landysh. Editions Hachette comics, 96 pages, 14,95 euros.

La bande dessinée ne manque pas de chats célèbres, de celui de Geluck à Garfield sans oublier la série de « c(h)at-lembours » de Siné, pour ne citer qu’eux. Autant dire que ce nouvel album ne révolutionnera pas le genre. Ce n’est pas forcément l’objet de ce recueil de dessins d’une jeune auteure russe ayant émergé sur le net. Repérée sur Topito par Hachette, elle voit paraître donc ici son premier album en français.

Très présente sur les réseaux sociaux (Twitter, Tumblr ou Facebook, où elle réunit près de 66 000 fans), Landysh diffuse et vend humoristiques, sous forme de cartes, de livres et de papeterie à travers la société Lingvistov, avec un « succès fulgurant dans le monde entier » (dixit le dossier de presse). Son chat, Augustus, l’inspire particulièrement. Et cette fréquentation amicale et assidue se ressent bien à travers ses dessins…

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Ballon d’essai sur fond de crépuscule de la guerre froide

Luftballons, tome 1: Able Archer 83, Jean-Pierre Pécau (scénariste), Maza (dessinateur). Editions Delcourt, 56 pages, 14,95 euros.

C’est reparti pour une nouvelle uchronie d’aviation. Dans un contexte plus contemporain que les deux guerres mondiales qui servaient généralement de cadre jusqu’ici à la majorité des albums du genre. Et le récit colle beaucoup – pour l’instant – à l’Histoire réelle.

1983, l’Otan lance une grande manoeuvre dénommée « Able Archer 83 », qui fait craindre au bloc de l’Est un risque de déclenchement de la 3e guerre mondiale. La pilote est-allemande Lena Stauss est aux premières loges, échappant de peu à une attaque par des avions américains.
Mais une autre guerre, plus secrète, se déroule également, orchestrée par Markus Wolf, le chef de l’espionnage est-allemand, qui est par ailleurs l’oncle de Lena et de sa soeur Romi (partie avec ses parents à Berlin-Ouest en 1953, pour une mission d’espionnage au long cours). Les pions se mettent donc en place, dans l’attente, peut-être, de la confrontation fatale, le tout sur l’air de 99 Luftballons du groupe allemand Nena…

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Violent cases, la naissance d’un duo magique

Violent cases, Neil Gaiman (scénario), Dave McKean (dessin). Editions Urban comics, 64 pages, 14 euros.

Premier album réalisé ensemble par Neil Gaiman et Dave McKean (en 1987), Violent Cases ressort dans une version soignée. Et présente un incontestable intérêt bibliographique et avant tout graphique.

Le récit, assez court, est un flash-back un peu nébuleux. Le narrateur, jeune adulte, confie un souvenir intime et traumatique de son enfance. Alors qu’il était âgé de 5 ou 6 ans, son père lui cassa accidentellement le bras et l’emmena chez un ostéopathe qui avait eu pour client… Al Capone ! Et le médecin confia ses souvenirs, également traumatiques, du chef de la mafia au jeune garçon…

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Tronchet retourne en enfance

Sortie de route, Didier Tronchet. Editions Glénat, 88 pages, 19,50 euros.

Proust avait sa Madeleine, Régis lui a sa bouteille de grenadine pour retourner en enfance. Sur la route des vacances, après un dernier rendez-vous professionnel, ce commercial en matériel agricole va cependant voir sa vie basculer lorsque sa femme, Valérie, se rafraîchit avec ladite bouteille. Et redevient, pour de bon, la petite fille de dix ans, qu’elle avait été. La vie très ordonnée, trop ordonnée, de Régis part alors en vrille. Voilà qu’il doit s’occuper de sa femme comme s’il s’agissait de la fille qu’ils n’ont jamais eu. Et il se trouve dans l’impossibilité de trouver du soutien auprès de son patron et de son ami face à ce phénomène incompréhensible. La situation va encore se compliquer lorsque Régis se voit poursuivi par les gendarmes, soupçonné de relations perverses avec la jeune fille qu’il trimballe avec lui…

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Verdun, parce que je le Vaux bien

Verdun, tome 2: L’agonie du fort de Vaux, Jean-Yves Le Naour (scénario), Marko et Holgado (dessin). Editions Grand Angle / Bamboo, 56 pages, 13,90 euros.

Un « symbole de l’acharnement des combats menés à Verdun ». La résistance des soldats français dans le fort de Vaux assiégé par les Allemands, début juin 1916, restera comme l’un des moments forts, entrés dans l’Histoire, de cette bataille symbole de la Première Guerre mondiale.

Le destin de Vaux commence à se jouer le 23 mai 1916. La situation s’est plus ou moins stabilisée depuis l’attaque allemande de février. Après la chute de celui de Douaumont, le fort de Vaux est un point-clé pour avancer sur Verdun. Déjà pilonnée par les bombardements, dans un décor devenu lunaire, la place-forte voit arriver son nouveau chef, le commandant Raynal. Blessé trois fois déjà, souffrant du paludisme, il s’est déclaré volontaire pour cet avant-poste. Il découvre un fort avec un sur-effectif d’hommes, venus se replier là des tranchées voisines et mal défendu. Il organise la défense en prévision de l’attaque allemande qui s’annonce. Celle-ci se déclenche le 1er juin. Encerclés, sans possibilité de renforts ou de ravitaillement, les 600 assiégés tiennent le choc des premiers assauts. Le 3 juin, une nouvelle attaque massive est repoussée. Mais les conditions de vie à l’intérieur de l’édifice sont dantesques. Calfeutrés dans leur casemate, dans la pénombre, l’atmosphère est asphyxiante, l’odeur insoutenable, es hommes n’ont plus d’eau, ils sont contraints de lécher les murs ou de boire leur urine, Les Français espèrent une contre-attaque alliée pour le 4 juin. Celle-ci échoue, faute de moyens suffisants. Tout comme une deuxième tentative le 6 juin.
Le 7 juin 1916, Raynal décide la reddition du fort. Impressionnés par la résistance héroïque des « poilus », les Allemands leur font une haie d’honneur et le commandant est même reçu par le Kronprinz.
Les Français ont eu 93 victimes (dont 17 morts), les Allemands ont perdu près de 2800 hommes. Quant au fort, il sera repris début novembre 1916. Sans bataille, il a été abandonné par les Allemands…

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On se met en quatre pour la Saint-Valentin

Sacrifions à la tradition avec un petit florilège d’albums relativement récents sur l’amour, les sentiments et le sexe sous divers angles et formes en ce jour de Saint-Valentin.

Et comme Martin Veyron l’avait déjà bien noté il y a longtemps, l’amour propre ne le restant pas longtemps, les quatre albums suivants mêlent allègrement les sentiments et les sens plus physiques…

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Partie de chasse à Pripyat

Les chiens de Pripyat, tome 1: Saint-Christophe, Aurélien Ducoudray (scénario), Christophe Alliel (dessin). Editions Grand Angle / Bamboo. 56 pages, 13,90 euros.

Plus de trente ans déjà. La centrale de Tchernobyl explose, contaminant tout dans un rayon de 200 km dans ce coin d’Ukraine. Une fois la zone évacuée, dont la ville modèle de Pripyat, à 3 km de la centrale, des chasseurs sont embauchés pour aller abattre les animaux touchés par les radiations, afin qu’ils ne puissent contaminer d’autres secteurs. Pour 30 roubles la tête, Nicolaï, un solide fermier, embarque dans cette aventure son fils de 16 ans, Kolia, ainsi que ses amis Sputnik (adepte de la vodka et du hard rock), Pravda (ex-spetsnaz, vétéran d’Afghanistan) et Petit Père (quasi sosie de Staline, en nettement plus calme et pacifique).
Dans la ville fantôme, ils auront à affronter d’autres bandes de chasseurs, mais Kolia croisera également de mystérieux personnages en combinaisons anti-radiation, qui s’enfuient à leur arrivée. L’innocent adolescent va alors découvrir d’autres âmes perdues dans ce décor post-apocalyptique…

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« Seuls » réussit plutôt bien l’épreuve du passage de la page à l’écran

De gauche à droite: Dodji, Leïla (mise en avant aussi dans le film), Camille, Terry et Yvan, en chair et en os.

Seuls, la série-phare de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti (aux éditions Dupuis) sera-t-elle désormais aussi Seuls, le film de David Moreau ? Transposée sur grand écran avec des acteurs plus vieux que les personnages de bande dessinée et avec un budget relativement limité, on pouvait craindre le pire. Ou le juste médiocre.

En fait, il faut admettre qu’on est ressorti de la salle plutôt rassuré. Le réalisateur de The Eye et 20 ans d’écart s’en sort plutôt bien. Si le film n’est pas un chef d’oeuvre – avec notamment un manque de rythme et un aspect trop répétitif – il réussit à passer plutôt bien l’épreuve du grand écran. Et le passage du dessin à l’action réelle…

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